Fonctions des lymphocytes B dans la parodontite
La réponse inflammatoire fait intervenir de nombreux acteurs de la réponse immunitaire, dont les lymphocytes B. Ces cellules sont responsables de la synthèse d'immunoglobulines en réponse à la présence d'un antigène. Elles sont caractéristiques de l'inflammation chronique. Il existe plusieurs sous-populations de lymphocytes B caractérisées par des marqueurs membranaires spécifiques. Une fois activées, ces cellules expriment de nombreux facteurs contribuant à la destruction tissulaire observée dans la parodontite, et notamment dans l'ostéoclastogenèse (ligand du récepteur activateur du facteur nucléaire kappa-B, facteur de nécrose tumorale, interleukine-6, protéine inflammatoire des macrophages-1α et protéine chimiotactique des monocytes-3). Lors de l'installation d'une maladie parodontale, un infiltrat inflammatoire important est observé dans la gencive. Cet infiltrat est caractérisé par la présence de nombreux lymphocytes B. Les sous-populations de lymphocytes B dans le sang et la gencive des patients atteints de parodontite ont été peu étudiées. Toutefois, le nombre de lymphocytes B autoréactifs (cluster de différenciation (CD)19+, CD5+) serait plus élevé dans le sang des patients atteints de maladie parodontale. Dans la gencive, le taux de lymphocytes B et T augmente avec le niveau d'inflammation et est corrélé à la sévérité du processus inflammatoire. L'activation des lymphocytes B est un prérequis à la progression de la gingivite vers la parodontite. La distribution des lymphocytes B pourrait alors constituer un indicateur de la progression de la maladie, mais aussi permettre d'étudier la réponse au traitement. L'objectif de cette étude pilote est de caractériser les sous-populations de lymphocytes B dans le sang et la gencive de patients atteints de parodontite, selon l'activité de la maladie. L'analyse des lymphocytes B dans le sang pourrait mettre en évidence l'association d'une sous-population particulière avec une maladie parodontale agressive et révéler un profil biologique particulier de la réponse de l'hôte. Les investigateurs souhaitent également observer l'évolution de ce phénotype à la suite d'une thérapie chirurgicale non conventionnelle. Cette étude permettrait de mieux comprendre la pathogenèse de la maladie parodontale et d'affiner le diagnostic, le pronostic et le traitement de la parodontite, participant ainsi au développement d'une médecine personnalisée. Un suivi biologique des effets thérapeutiques pourrait être mis en place et permettre de prévenir plus efficacement les récidives.
18 à 75 ans · Réf. NCT02833285
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