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Transplantation utérine pour infertilité d'origine utérine à partir d'une donneuse vivante ou décédée
Les patientes présentant une infertilité utérine absolue (AUFI) sont infertiles en raison de l'absence d'utérus. L'absence d'utérus peut être soit iatrogène (hystérectomie pour pathologie gynécologique telle qu'un cancer, ou pour pathologie obstétricale telle qu'une hémorragie du post-partum ayant nécessité une hystérectomie d'hémostase), soit congénitale avec agénésie utéro-vaginale, le syndrome de Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser (MRKH) étant le syndrome d'agénésie utérine le plus fréquent. Outre l'AUFI, il existe une infertilité utérine non absolue (NAUFI), correspondant aux patientes disposant d'un utérus en place mais altéré par diverses pathologies, le plus souvent acquises, le rendant impropre à l'implantation embryonnaire et empêchant la patiente d'obtenir une grossesse. La transplantation utérine (TU) représente une alternative intéressante pour le traitement de l'AUFI, et potentiellement de la NAUFI (en cas d'utérus présent mais impropre à l'implantation), pour accéder à la parentalité, d'autant qu'il s'agit de la seule solution permettant à la patiente d'être à la fois la mère porteuse, la mère biologique (en cas de don simple) et la mère légale. De nombreuses expérimentations animales se sont accélérées depuis le début du XXIe siècle, démontrant que la transplantation utérine était techniquement réalisable et qu'une grossesse était possible. Chez l'être humain, plusieurs équipes ont récemment réalisé plusieurs transplantations utérines et ont montré que cette procédure est possible, que la donneuse soit vivante ou décédée (en état de mort encéphalique). En France, deux équipes (Foch et Limoges) ont développé un programme de transplantation utérine, l'une dans le cadre de donneuses vivantes, l'autre de donneuses décédées. Au CHU de Rennes, nous souhaitons proposer un programme de TU permettant l'accès à une donneuse vivante ou décédée pour les femmes atteintes d'AUFI (syndrome de MRKH de type 1 ou 2, et hystérectomie).
À partir de 18 ans · Réf. NCT05726305
Mis à jour le
