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Efficacité de la morphine dans la réduction du taux d'échec précoce de la ventilation non invasive lors d'une exacerbation aiguë de bronchopneumopathie chronique obstructive, phase I/IIa
Les exacerbations aiguës de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) constituent une source majeure de morbidité et de mortalité pour les patients, ainsi qu'un coût pour la société. En cas d'insuffisance respiratoire aiguë avec hypercapnie et acidose, la ventilation non invasive (VNI) est privilégiée en traitement de première ligne. Les échecs de la VNI ne sont pas rares, allant de 15 % en réanimation à 25-30 % dans les services d'urgence. Ils surviennent le plus souvent au début de la VNI ou dans les heures qui suivent. Les raisons de ces échecs sont nombreuses. Parmi celles-ci figurent fréquemment la dyspnée, l'inconfort, la douleur liée à l'exacerbation ainsi qu'à la VNI elle-même. L'utilisation de certains médicaments aux propriétés anxiolytiques, hypnotiques et/ou analgésiques pourrait également s'avérer utile. Certains sédatifs et opioïdes ont déjà été étudiés dans cette indication mais sans essai thérapeutique ni méthodologie satisfaisante. Parmi les molécules d'intérêt, la morphine semble intéressante. Son administration pourrait réduire la fréquence ventilatoire, l'intensité de la dyspnée, la douleur et l'anxiété, ainsi que l'hyperinflation dynamique. Les investigateurs pensent que l'administration de morphine diminuera le taux d'échec précoce de la VNI en améliorant le confort (diminution de la dyspnée et de la douleur) et la ventilation (diminution de la fréquence respiratoire et augmentation du volume courant) chez les patients présentant une exacerbation de BPCO. Cependant, avant d'envisager un essai d'efficacité randomisé de phase III, il est nécessaire de déterminer la dose optimale de morphine dans cette indication, au moyen d'une étude de recherche de dose de phase I/II tenant compte à la fois de l'efficacité et de la toxicité de la morphine. L'objectif principal de cette étude est de déterminer la dose optimale de morphine administrée au début de la VNI chez les patients présentant une exacerbation aiguë de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), définie comme la fonction de gain maximale combinant la probabilité de toxicité limitant la dose avec la PaCO2. Ainsi, l'impact de l'administration de morphine sur les paramètres physiologiques des patients présentant une exacerbation de BPCO sous VNI sera évalué.
À partir de 18 ans · Réf. NCT04427826
Mis à jour le
