Verrouillage unipolaire versus bipolaire dans les fractures diaphysaires de l'humérus chez l'adulte
Verrouillage unipolaire versus bipolaire dans les fractures diaphysaires de l'humérus chez l'adulte
Promoteur : Centre Hospitalier Universitaire Dijon
Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 16 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.
Texte original (anglais)
Unipolar Versus Bipolar Interlocking in Humeral Shaft Fractures in Adults
Unipolar Versus Bipolar Interlocking in Humeral Shaft Fractures in Adults
Shaft fractures account for 20% of humeral fractures and 3% of all adult fractures in France, with an estimated incidence of 13 to 20/100,000 people. Men aged 21 to 30 years and women aged 60 to 80 years are particularly affected. Intramedullary nailing is among the standard treatments for humeral shaft fractures (when surgery is required). Once inserted, the nail is locked in order to limit stress on the fractured bone, as well as possible secondary rotational displacements or malunion. Bipolar interlocking (BI) is typically performed on both sides (proximal and distal) of the fracture site. This procedure is performed under radiological control, exposing the patient and care team to radiation (during the entire procedure). The objective of the treatment is to obtain consolidation of the fracture within 12 months, and to limit the occurrence of irreversible complications such as malunion or nonunion (2-10% at 12 months post-surgery). The "unipolar interlocking" (UI) technique has recently been introduced. In this technique, locking is performed only on the proximal side of the fracture site. By avoiding the distal approach, potential complications such as radial nerve damage, with the risk of irreversible paralysis (3.8-14.2% in studies of the BI technique in this indication) or the risk of infection on the distal side can be avoided. It also reduces operative time, and consequently the radiation received by patients and caregivers. However, the UI may be poorly positioned, resulting in malunion that requires revision surgery. Despite the absence of recommendations due to the lack of existing data, several teams use the UI in routine care. In this context, a descriptive cohort of 121 patients operated on at the Dijon University Hospital5 showed similar rates of consolidation between the 2 techniques (93.8% for UI versus 95.2% for BI, p=0.64), functional scores, and complications, as well as a significant 29% decrease in operating time in the UI group (mean + SD: 63.1±21.3 min versus 88.0±30.1 min for VB, p\<0.01). These encouraging results, although limited by the retrospective and observational nature of the data, justify a prospective randomized trial comparing these two techniques.
Les fractures diaphysaires représentent 20 % des fractures de l'humérus et 3 % de l'ensemble des fractures de l'adulte en France, avec une incidence estimée de 13 à 20/100 000 personnes. Les hommes de 21 à 30 ans et les femmes de 60 à 80 ans sont particulièrement touchés. L'enclouage centromédullaire fait partie des traitements standards des fractures diaphysaires de l'humérus (lorsqu'une intervention chirurgicale est nécessaire). Une fois inséré, le clou est verrouillé afin de limiter les contraintes sur l'os fracturé, ainsi que les éventuels déplacements rotatoires secondaires ou cals vicieux. Le verrouillage bipolaire (VB) est habituellement réalisé des deux côtés (proximal et distal) du foyer de fracture. Cette procédure est effectuée sous contrôle radiologique, exposant le patient et l'équipe soignante aux radiations pendant toute la durée de l'intervention. L'objectif du traitement est d'obtenir la consolidation de la fracture dans un délai de 12 mois, et de limiter la survenue de complications irréversibles telles que le cal vicieux ou la pseudarthrose (2 à 10 % à 12 mois post-opératoires). La technique de « verrouillage unipolaire » (VU) a récemment été introduite. Dans cette technique, le verrouillage n'est réalisé que du côté proximal du foyer de fracture. En évitant l'abord distal, il est possible d'éviter des complications potentielles telles que la lésion du nerf radial, avec un risque de paralysie irréversible (3,8 à 14,2 % dans les études portant sur la technique VB dans cette indication), ou le risque d'infection du côté distal. Elle réduit également la durée opératoire et, par conséquent, l'irradiation reçue par les patients et les soignants. Cependant, le VU peut être mal positionné, entraînant un cal vicieux nécessitant une reprise chirurgicale. Malgré l'absence de recommandations en raison du manque de données existantes, plusieurs équipes utilisent le VU en pratique courante. Dans ce contexte, une cohorte descriptive de 121 patients opérés au CHU de Dijon a montré des taux de consolidation similaires entre les 2 techniques (93,8 % pour le VU contre 95,2 % pour le VB, p=0,64), des scores fonctionnels et des complications comparables, ainsi qu'une diminution significative de 29 % de la durée opératoire dans le groupe VU (moyenne ± écart-type : 63,1 ± 21,3 min contre 88,0 ± 30,1 min pour le VB, p<0,01). Ces résultats encourageants, bien que limités par le caractère rétrospectif et observationnel des données, justifient un essai randomisé prospectif comparant ces deux techniques.
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