Vécu et perceptions de la ménopause chez les patientes participant aux parcours de soins pluridisciplinaires de l'hôpital Paris Saint-Joseph
Vécu et perceptions de la ménopause chez les patientes participant aux parcours de soins pluridisciplinaires de l'hôpital Paris Saint-Joseph
Promoteur : Fondation Hôpital Saint-Joseph
Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 14 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.
Texte original (anglais)
Lived Experience and Perceptions of Menopause Among Patients Participating in the Multidisciplinary Care Pathways at Paris Saint-Joseph Hospital
Lived Experience and Perceptions of Menopause Among Patients Participating in the Multidisciplinary Care Pathways at Paris Saint-Joseph Hospital
Menopause, often reduced to its biological aspects, is increasingly studied through medical, psychological, social, and cultural lenses. Women's experiences vary widely depending on context-country, era, and social status. Their perceptions are ambivalent: while some associate menopause with the end of fertility and burdensome physical symptoms (hot flashes, joint pain, sleep disorders, mood swings, brain fog, vaginal dryness, low libido, weight gain), others see it as a liberating phase, free from reproductive expectations. Surprisingly, 87% of women report a positive experience of menopause itself, though the transitional phase is less well-tolerated (78%). In France, where women's life expectancy is 87, they spend a third of their lives post-menopause. Yet, menopause remains a taboo subject. While 87% of women aged 50-65 experience at least one symptom beyond the cessation of menstruation, 25% suffer severe symptoms. The silence around menopause is striking: 48% of women under 50 find it difficult to discuss, 39% of pre-menopausal women feel anxious, 46% have never discussed it with their partner, and only 61% have consulted a healthcare professional. This silence stems from outdated sexist views, societal valorization of youth, lack of intergenerational dialogue, and insufficient targeted health policies, leading to isolation and invisibility. Medical support often focuses on a biomedical model, particularly Hormone Replacement Therapy (HRT), which remains controversial since the 2002 WHI study. Only 2.5% of French women over 45 currently use HRT, and 45.4% view it negatively. However, women's experiences extend far beyond hormonal concerns. To address these gaps, multidisciplinary programs-such as those at Paris Saint-Joseph Hospital and Toulouse University Hospital-offer group-based approaches, addressing physical, psychological, and relational dimensions. These programs provide a much-needed space for exchange, often absent in traditional care. Research on the benefits of collective discussion spaces (in-person or digital) in menopause care is limited, making it relevant to explore how these programs influence women's perceptions of menopause, their bodies, and their healthcare journey. While qualitative studies have examined individual experiences, few have focused on the dynamics of shared dialogue.
La ménopause, souvent réduite à ses aspects biologiques, est de plus en plus étudiée sous des angles médicaux, psychologiques, sociaux et culturels. Le vécu des femmes varie considérablement selon le contexte - pays, époque et statut social. Leurs perceptions sont ambivalentes : alors que certaines associent la ménopause à la fin de la fertilité et à des symptômes physiques pesants (bouffées de chaleur, douleurs articulaires, troubles du sommeil, sautes d'humeur, brouillard mental, sécheresse vaginale, baisse de la libido, prise de poids), d'autres la considèrent comme une phase libératrice, affranchie des attentes reproductives. De façon surprenante, 87 % des femmes rapportent un vécu positif de la ménopause elle-même, bien que la phase de transition soit moins bien tolérée (78 %). En France, où l'espérance de vie des femmes est de 87 ans, elles passent un tiers de leur vie après la ménopause. Pourtant, la ménopause demeure un sujet tabou. Alors que 87 % des femmes âgées de 50 à 65 ans présentent au moins un symptôme au-delà de l'arrêt des règles, 25 % souffrent de symptômes sévères. Le silence entourant la ménopause est frappant : 48 % des femmes de moins de 50 ans trouvent difficile d'en parler, 39 % des femmes préménopausées se disent anxieuses, 46 % n'en ont jamais discuté avec leur partenaire, et seulement 61 % ont consulté un professionnel de santé. Ce silence trouve son origine dans des visions sexistes dépassées, une valorisation sociétale de la jeunesse, un manque de dialogue intergénérationnel et des politiques de santé ciblées insuffisantes, entraînant isolement et invisibilisation. La prise en charge médicale repose souvent sur un modèle biomédical, en particulier le traitement hormonal substitutif (THS), qui demeure controversé depuis l'étude WHI de 2002. Seules 2,5 % des Françaises de plus de 45 ans utilisent actuellement un THS, et 45,4 % en ont une image négative. Cependant, le vécu des femmes va bien au-delà des préoccupations hormonales. Pour combler ces lacunes, des programmes pluridisciplinaires - tels que ceux de l'hôpital Paris Saint-Joseph et du CHU de Toulouse - proposent des approches collectives, abordant les dimensions physiques, psychologiques et relationnelles. Ces programmes offrent un espace d'échange indispensable, souvent absent de la prise en charge traditionnelle. La recherche sur les bénéfices des espaces de discussion collective (en présentiel ou numériques) dans la prise en charge de la ménopause est limitée, ce qui rend pertinent d'explorer comment ces programmes influencent la perception qu'ont les femmes de la ménopause, de leur corps et de leur parcours de soins. Bien que des études qualitatives aient examiné des vécus individuels, peu se sont concentrées sur la dynamique du dialogue partagé.
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