Une stratégie d'intervention multidimensionnelle pour les proches de patients en fin de vie aux urgences
Une stratégie d'intervention multidimensionnelle pour les proches de patients en fin de vie aux urgences : essai randomisé en clusters
Promoteur : Assistance Publique - Hôpitaux de Paris
Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 13 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.
Texte original (anglais)
A Multifaceted Intervention Strategy for Relatives of End-of-life Patients in the Emergency Department
A Multifaceted Intervention Strategy for Relatives of End-of-life Patients in the Emergency Department: a Cluster Randomized Trial
In France, a study has reported that about 0.2% of patients visiting the ED died in the ED. A large survey of 145 EDs in 3 French speaking countries has reported that a median of 2 patients dies each week in each ED and its observation unit. After the death of a loved one, prolonged grief disorder (PGD) is a bereavement-specific syndrome that is defined as intense, prolonged yearning and preoccupation with thoughts of the deceased. PGD prevalence after the loss of a relative was 10% (95%CI 7-14) in the general population.Post-traumatic stress disorder (PTSD) is a mental health condition that is triggered by experiencing a terrifying event. Symptoms may include flashbacks, nightmares, and severe anxiety. The reported lifetime PTSD prevalence is 7% among adults in the general population. Admission and death in the hospital can be a traumatic and stressful experience for relatives, and is associated with an up to 50% risk of PGD and PTSD at 6 months. In the setting of ICU, several studies have reported that implementation of simple human interventions (information supports including written information on end-of-life care and pro-active communication strategy with systematic interviews with relatives), was associated with a lower risk of PTSD at 3 months (45% vs. 69%) and PGD at 6 months (21% vs 57%). Furthermore, it has been reported that offering the possibility of relatives to be present during nursing and medical care may be beneficial. In the out of hospital setting, offering the possibility for relative to be present during resuscitation was also associated with a reduction of PTSD at 3 months (15% vs 26%), which was confirmed at 1 year. The ED setting differs from the one of ICU mainly because exposition time to the dying process is shorter and healthcare workers are less used to manage end of life. Whether these strategies are beneficial for patients dying in the ED, where dying patients are older with more end- stage chronic diseases and shorter length of stay, remains unknown. The hypothesize of the study is that a multifaceted intervention, including pro-active communication strategy, visual supports, and offering the possibility to be present during nursing and medical care would decrease the risk of PGD in relatives of patients dying in the ED.
En France, une étude a rapporté qu'environ 0,2 % des patients se présentant aux urgences y décédaient. Une large enquête menée dans 145 services d'urgences de 3 pays francophones a rapporté qu'un nombre médian de 2 patients décèdent chaque semaine dans chaque service d'urgences et son unité d'observation. Après le décès d'un proche, le trouble de deuil prolongé (TDP) est un syndrome spécifique du deuil, défini par un désir intense et prolongé du défunt et une préoccupation persistante à son sujet. La prévalence du TDP après la perte d'un proche était de 10 % (IC 95 % : 7-14) dans la population générale. Le trouble de stress post-traumatique (TSPT) est un trouble de santé mentale déclenché par le vécu d'un événement terrifiant. Les symptômes peuvent inclure des reviviscences, des cauchemars et une anxiété sévère. La prévalence du TSPT sur la vie entière rapportée est de 7 % chez les adultes de la population générale. L'hospitalisation et le décès à l'hôpital peuvent constituer une expérience traumatisante et stressante pour les proches, et sont associés à un risque de TDP et de TSPT à 6 mois pouvant atteindre 50 %. En réanimation, plusieurs études ont rapporté que la mise en place d'interventions humaines simples (supports d'information incluant une information écrite sur les soins de fin de vie et une stratégie de communication proactive avec des entretiens systématiques auprès des proches) était associée à un risque plus faible de TSPT à 3 mois (45 % contre 69 %) et de TDP à 6 mois (21 % contre 57 %). Par ailleurs, il a été rapporté que le fait d'offrir aux proches la possibilité d'être présents pendant les soins infirmiers et médicaux pourrait être bénéfique. En dehors du milieu hospitalier, le fait d'offrir aux proches la possibilité d'être présents pendant la réanimation a également été associé à une réduction du TSPT à 3 mois (15 % contre 26 %), confirmée à 1 an. Le contexte des urgences diffère de celui de la réanimation principalement parce que le temps d'exposition au processus de fin de vie est plus court et que les soignants sont moins habitués à la prise en charge de la fin de vie. On ignore si ces stratégies sont bénéfiques pour les patients qui décèdent aux urgences, où les patients en fin de vie sont plus âgés, présentent davantage de maladies chroniques en phase terminale et ont une durée de séjour plus courte. L'hypothèse de l'étude est qu'une intervention multidimensionnelle, comprenant une stratégie de communication proactive, des supports visuels et la possibilité d'être présent pendant les soins infirmiers et médicaux, diminuerait le risque de TDP chez les proches des patients décédant aux urgences.
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