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Traitement corticoïde prolongé ou N-acétylcystéine pour l'hépatite alcoolique sévère

Traitement corticoïde prolongé ou N-acétylcystéine pour l'hépatite alcoolique sévère

Promoteur : University Hospital, Lille

Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 18 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.

Texte original (anglais)

PROlonged Corticosteroid Treatment or N-ACetylcysteine for Severe Alcoholic Hepatitis

PROlonged Corticosteroid Treatment or N-ACetylcysteine for Severe Alcoholic Hepatitis

Only patients suffering from a severe form of alcoholic hepatitis (Maddrey's discriminant function greater than 32) require medical treatment. Oral prednisolone for 28 days is the only treatment which has been proven to improve short-term survival over placebo in patients with severe alcoholic hepatitis. However, prednisolone alone cannot be regarded as an ideal treatment because some patients still have a bad outcome despite being treated with corticosteroids. Response to treatment can be predicted by the Lille score, a simple tool that is calculated after 7 days of prednisolone course. The ideal binary cut-off of the Lille is 0.45, responders having a Lille score \< 0.45 and non-responders having a Lille score ≥0.45. In terms of treatment management, approximately 30% of patients with severe alcoholic hepatitis do not take benefit from prednisolone and are classified as null responders by a Lille score greater than 0.56. In them, there is a consensus for stopping prednisolone after a 7-day course of treatment (Lille score is calculated after 7 days) while patients with a Lille score \<0.56 continue treatment for a total of 30 days. Numerous trials have attempted to test the impact of other strategies in association with prednisolone, but none of them has shown an improvement in survival (primary endpoint) as compared to prednisolone alone. These strategies include for instance pentoxifylline, amoxicillin-clavulanic acid and enteral nutrition. Because oxidative stress is a major driver of liver injury during alcohol-related liver disease, antioxidants, especially N-acetylcysteine, have been tested for many years to treat alcoholic hepatitis. N-acetylcysteine alone does not seem to bring a survival benefit over placebo while it may improve outcome when combined to prednisolone. Historically in severe alcoholic hepatitis, treatment is only given for one month. However, a significant proportion of patients still disclose impaired hepatic function after treatment has been stopped (e.g. 50% of patients still have a MELD score ≥17 after 60 days in). It is thus tempting to hypothesize that a proportion of patients will recover slowly and may take benefit from a prolonged treatment. Such strategy has been proposed in some old studies with relatively limited sample size but never tested with a rigorous approach. In the present study, for the first time in alcoholic hepatitis, we will take into account the recent recommendations of international experts by choosing an innovative primary endpoint that does not only include mortality and evaluate this endpoint at the preferred timepoint of 90 days. After more than 30 years of negative trials in severe alcoholic hepatitis, the present study is aimed to evaluate two important new strategies to decrease both mortality and liver impairment.

Seuls les patients atteints d'une forme sévère d'hépatite alcoolique (fonction discriminante de Maddrey supérieure à 32) nécessitent un traitement médical. La prednisolone orale pendant 28 jours est le seul traitement dont il a été démontré qu'il améliore la survie à court terme par rapport au placebo chez les patients atteints d'hépatite alcoolique sévère. Cependant, la prednisolone seule ne peut pas être considérée comme un traitement idéal, car certains patients présentent tout de même une évolution défavorable malgré le traitement par corticoïdes. La réponse au traitement peut être prédite par le score de Lille, un outil simple calculé après 7 jours de traitement par prednisolone. Le seuil binaire idéal du score de Lille est de 0,45, les répondeurs ayant un score de Lille \< 0,45 et les non-répondeurs un score de Lille ≥ 0,45. En termes de prise en charge thérapeutique, environ 30 % des patients atteints d'hépatite alcoolique sévère ne tirent aucun bénéfice de la prednisolone et sont classés comme non-répondeurs absolus par un score de Lille supérieur à 0,56. Chez ces patients, un consensus existe pour arrêter la prednisolone après 7 jours de traitement (le score de Lille étant calculé après 7 jours), tandis que les patients ayant un score de Lille \< 0,56 poursuivent le traitement pendant un total de 30 jours. De nombreux essais ont tenté de tester l'impact d'autres stratégies associées à la prednisolone, mais aucun n'a montré d'amélioration de la survie (critère de jugement principal) par rapport à la prednisolone seule. Ces stratégies incluent par exemple la pentoxifylline, l'amoxicilline-acide clavulanique et la nutrition entérale. L'oxydation étant un facteur majeur des lésions hépatiques au cours de la maladie hépatique liée à l'alcool, des antioxydants, en particulier la N-acétylcystéine, sont testés depuis de nombreuses années dans le traitement de l'hépatite alcoolique. La N-acétylcystéine seule ne semble pas apporter de bénéfice en termes de survie par rapport au placebo, alors qu'elle pourrait améliorer l'évolution lorsqu'elle est associée à la prednisolone. Historiquement, dans l'hépatite alcoolique sévère, le traitement n'est administré que pendant un mois. Cependant, une proportion importante de patients présente encore une fonction hépatique altérée après l'arrêt du traitement (par exemple, 50 % des patients ont encore un score MELD ≥ 17 après 60 jours). Il est donc tentant de faire l'hypothèse qu'une partie des patients récupère lentement et pourrait bénéficier d'un traitement prolongé. Une telle stratégie a été proposée dans certaines études anciennes avec des effectifs relativement limités, mais n'a jamais été testée selon une méthodologie rigoureuse. Dans la présente étude, pour la première fois dans l'hépatite alcoolique, les recommandations récentes d'experts internationaux seront prises en compte en choisissant un critère de jugement principal innovant, qui n'inclut pas uniquement la mortalité, et en évaluant ce critère au temps préféré de 90 jours. Après plus de 30 ans d'essais négatifs dans l'hépatite alcoolique sévère, la présente étude vise à évaluer deux nouvelles stratégies importantes pour réduire à la fois la mortalité et l'altération de la fonction hépatique.

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