Tests viscoélastiques (VET) versus tests de coagulation conventionnels (CCT) pour la prise en charge de la coagulopathie post-traumatique
Tests viscoélastiques (VET) versus tests de coagulation conventionnels (CCT) pour la prise en charge de la coagulopathie post-traumatique : essai contrôlé, randomisé, ouvert, à deux groupes parallèles. VISCOTAC
Promoteur : Hospices Civils de Lyon
Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 13 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.
Texte original (anglais)
Viscoelastic Tests (VET) Versus Conventional Coagulation Tests (CCT) for Management of Trauma-Induced Coagulopathy
Viscoelastic Tests (VET) Versus Conventional Coagulation Tests (CCT) for Management of Trauma-Induced Coagulopathy: Opened, Randomized, Two-Parallel, Controlled Trial.VISCOTAC
Traumatic coagulopathy is a complex, multifactorial event that occurs in 20-30% of patients on admission. It increases mortality, and its treatment is one of the main priorities in the early management of severely injured patients. Diagnosis of coagulopathy has traditionally been based on conventional coagulation tests (CCTs), which provide an assessment of patients' coagulation in over 60 minutes. Over the past fifteen years, viscoelastic tests (VETs) have been proposed, providing a more rapid result (≤ 10 min) and can guide the administration of labile blood products (LBP). Various studies, mainly retrospective, have shown that the use of VETs is associated with a significant reduction in the use of LBP and the incidence of massive transfusions (MT). For example, it has been showed that the use of VETs was accompanied by a reduction in the administration of LBP and more particularly of RBC (Red blood cell concentrate) (4.8 units vs. 1.9 units). The investigators obtained the same result on a larger number of patients, with a further reduction in the administration of other LBP and in the incidence of MT (33% vs. 8%, p\<0.01). However, the main limitation of these 2 studies is that the results may not have been due solely to the use of ROTEM, but rather to a care package combining the use of ROTEM with the administration of tranexamic acid and the implementation of Damage Control Surgery techniques. To avoid this methodological criticism, we recently compared 2 contemporary French cohorts (2012-2019), in which patients had similar management of traumatic injuries, with the exception of the type of coagulation tests: CCT vs. VET. The use of VET s was associated with an increase in the number of patients alive at 24h without MT (76% vs. 55%, p\<0.001), but also with a sharp reduction in the administration of all LBPs. This composite criterion associating the occurrence of a MT with survival at 24 hours after hospital admission was the primary endpoint of the randomized iTACTIC study. iTACTICS was published in 2021, and aimed to compare in severely injured patients 2 strategies for the diagnosis and treatment of coagulopathies, based on CCT in one arm and VET in the other. In this work, the use of VET was not associated with an improvement in the proportion of patients alive at 24 hours without MT (64% vs. 67%, OR 1.15, CI95%: 0.8-1.7), nor with any of the other criteria studied. The main limitation of this study is that less than a third of the patients included had a coagulopathy on admission. The probability of receiving LBP was therefore low. In the subgroup of the most severe patients, an improvement in the primary endpoint was observed for patients randomized to the VET group. The small sample size and subgroup analysis, however, limited the significance of this result. All these elements suggest that it is necessary : * to use a composite endpoint rather than a single endpoint (mortality) for the evaluation of VET-based strategies, combining early mortality with the occurrence of a transfusion event. * conduct a randomized trial comparing the use of VETs with that of CCTs in trauma patients with a high probability of coagulopathy on admission to hospital.
La coagulopathie traumatique est un événement complexe et multifactoriel qui survient chez 20 à 30 % des patients à l'admission. Elle augmente la mortalité, et son traitement est l'une des principales priorités de la prise en charge précoce des patients gravement blessés. Le diagnostic de la coagulopathie a traditionnellement reposé sur les tests de coagulation conventionnels (CCT), qui fournissent une évaluation de la coagulation des patients en plus de 60 minutes. Au cours des quinze dernières années, les tests viscoélastiques (VET) ont été proposés, offrant un résultat plus rapide (≤ 10 min) et pouvant guider l'administration de produits sanguins labiles (PSL). Diverses études, principalement rétrospectives, ont montré que l'utilisation des VET est associée à une réduction significative du recours aux PSL et de l'incidence des transfusions massives (TM). Il a par exemple été montré que l'utilisation des VET s'accompagnait d'une réduction de l'administration de PSL et plus particulièrement de concentrés de globules rouges (CGR) (4,8 unités contre 1,9 unité). Les investigateurs ont obtenu le même résultat sur un plus grand nombre de patients, avec une réduction supplémentaire de l'administration d'autres PSL et de l'incidence des TM (33 % contre 8 %, p < 0,01). Toutefois, la principale limite de ces 2 études est que les résultats pourraient ne pas être uniquement dus à l'utilisation du ROTEM, mais plutôt à un ensemble de soins associant l'utilisation du ROTEM à l'administration d'acide tranexamique et à la mise en œuvre de techniques de chirurgie de damage control (Damage Control Surgery). Afin d'éviter cette critique méthodologique, nous avons récemment comparé 2 cohortes françaises contemporaines (2012-2019), dans lesquelles les patients avaient bénéficié d'une prise en charge similaire de leurs lésions traumatiques, à l'exception du type de tests de coagulation : CCT versus VET. L'utilisation des VET a été associée à une augmentation du nombre de patients vivants à 24 h sans TM (76 % contre 55 %, p < 0,001), mais également à une forte réduction de l'administration de l'ensemble des PSL. Ce critère composite associant la survenue d'une TM à la survie à 24 heures après l'admission à l'hôpital était le critère de jugement principal de l'étude randomisée iTACTIC. iTACTIC a été publiée en 2021 et visait à comparer, chez des patients gravement blessés, 2 stratégies de diagnostic et de traitement des coagulopathies, l'une reposant sur les CCT et l'autre sur les VET. Dans ces travaux, l'utilisation des VET n'a pas été associée à une amélioration de la proportion de patients vivants à 24 heures sans TM (64 % contre 67 %, OR 1,15, IC95 % : 0,8-1,7), ni à aucun des autres critères étudiés. La principale limite de cette étude est que moins d'un tiers des patients inclus présentaient une coagulopathie à l'admission. La probabilité de recevoir des PSL était donc faible. Dans le sous-groupe des patients les plus graves, une amélioration du critère de jugement principal a été observée chez les patients randomisés dans le groupe VET. La faible taille de l'échantillon et l'analyse en sous-groupe ont toutefois limité la portée de ce résultat. L'ensemble de ces éléments suggère qu'il est nécessaire : * d'utiliser un critère de jugement composite plutôt qu'un critère unique (la mortalité) pour l'évaluation des stratégies fondées sur les VET, associant la mortalité précoce à la survenue d'un événement transfusionnel. * de mener un essai randomisé comparant l'utilisation des VET à celle des CCT chez des patients traumatisés présentant une forte probabilité de coagulopathie à l'admission à l'hôpital.
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