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Supplémentation en cétoanalogues pour la protection musculaire chez les patients atteints de maladie rénale chronique de stade 4 et 5 suivant un régime modérément hypoprotidique (KETO-PROT-ACTION)

Supplémentation en cétoanalogues pour la protection musculaire chez les patients atteints de maladie rénale chronique de stade 4 et 5 suivant un régime modérément hypoprotidique

Promoteur : University Hospital, Clermont-Ferrand

Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 18 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.

Texte original (anglais)

Ketoanalogue Supplementation for Muscle Protection in CKD 4 and 5 Patients With Moderately Low Protein Diet (KETO-PROT-ACTION)

Ketoanalogue Supplementation for Muscle Protection in CKD 4 and 5 Patients With Moderately Low Protein Diet

Chronic kidney disease (CKD) complicates many pathologies and the rapid increase in its prevalence constitutes a major public health concern. Whatever the cause of kidney failure, high protein consumption is a factor of progression to end-stage kidney disease. A low-protein (0.6 g/kg/d) or a very low-protein (0.3 g/kg/d) diet associated with supplementation with amino acids and/or keto acid analogues (KA) slows down renal function deterioration and prolongs the time before dialysis start. Difficulties in strict protein restriction implementation limit its use to a minority of CKD patients and are difficult to implement in real life. Recently KDOQI guidelines have recommended a dietary protein intake of 0.55 to 0.6 g/kg/d in CKD 3 to 5 non-diabetic patients "metabolically stable" and 0.6 to 0.8 g/kg/d in diabetic patients. However, the International Society of Renal Nutrition and Metabolism and the French guidelines about management of CKD propose to maintain a protein intake between 0.6 and 0.8 g/kg/d for all patients and as near as possible to 0.6 g/kg/d. This is because for a population, a mean value of 0.66 g/kg/d insures that 95% of patients are above 0.55 g/kg/d (the minimum requirement to avoid a negative nitrogen balance). Experimental studies and few clinical studies suggest a protective effect of KA supplementation on uremic sarcopenia. Interestingly this effect is also observed in patients with a protein intake of 0.6 to 0.8 g/kg/d and with a dose of KA reduced by half compared to the dose used with VLPD. Moreover, in a preliminary study, we found a nephroprotective effect of KA (1 tablet/5kg body weight) in patients with an average dietary protein intake of 0.7 g/kg/d suggesting a specific effect of KA beyond protein restriction. The hypothesis is therefore that KA treatment (1 tablet/10kg), together with a dietary protein intake between 0.6 and 0.8g/kg/d, prevent muscle mass loss in patients with stages 4 and 5 CKD. If these results were confirmed, this could expand the population that could benefit from KA supplementation.

La maladie rénale chronique (MRC) complique de nombreuses pathologies et l'augmentation rapide de sa prévalence constitue une préoccupation majeure de santé publique. Quelle que soit la cause de l'insuffisance rénale, une consommation élevée de protéines est un facteur de progression vers l'insuffisance rénale terminale. Un régime hypoprotidique (0,6 g/kg/j) ou très hypoprotidique (0,3 g/kg/j) associé à une supplémentation en acides aminés et/ou en analogues de cétoacides (AC) ralentit la détérioration de la fonction rénale et prolonge le délai avant le début de la dialyse. Les difficultés de mise en œuvre d'une restriction protéique stricte limitent son utilisation à une minorité de patients atteints de MRC et sont difficiles à mettre en pratique dans la vie réelle. Récemment, les recommandations KDOQI ont préconisé un apport protéique alimentaire de 0,55 à 0,6 g/kg/j chez les patients non diabétiques « métaboliquement stables » atteints de MRC de stade 3 à 5, et de 0,6 à 0,8 g/kg/j chez les patients diabétiques. Toutefois, l'International Society of Renal Nutrition and Metabolism et les recommandations françaises relatives à la prise en charge de la MRC proposent de maintenir un apport protéique compris entre 0,6 et 0,8 g/kg/j pour tous les patients, et aussi proche que possible de 0,6 g/kg/j. En effet, pour une population, une valeur moyenne de 0,66 g/kg/j garantit que 95 % des patients se situent au-dessus de 0,55 g/kg/j (l'apport minimal requis pour éviter un bilan azoté négatif). Des études expérimentales et quelques études cliniques suggèrent un effet protecteur de la supplémentation en AC sur la sarcopénie urémique. Il est intéressant de noter que cet effet est également observé chez des patients ayant un apport protéique de 0,6 à 0,8 g/kg/j et avec une dose d'AC réduite de moitié par rapport à la dose utilisée avec le régime très hypoprotidique. Par ailleurs, dans une étude préliminaire, nous avons constaté un effet néphroprotecteur des AC (1 comprimé/5 kg de poids corporel) chez des patients ayant un apport protéique alimentaire moyen de 0,7 g/kg/j, suggérant un effet spécifique des AC au-delà de la restriction protéique. L'hypothèse est donc que le traitement par AC (1 comprimé/10 kg), associé à un apport protéique alimentaire compris entre 0,6 et 0,8 g/kg/j, prévient la perte de masse musculaire chez les patients atteints de MRC de stade 4 et 5. Si ces résultats étaient confirmés, cela pourrait élargir la population susceptible de bénéficier d'une supplémentation en AC.

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