Suivi anal des patientes ayant des antécédents gynécologiques de lésion de haut grade et plus induite par le HPV
Promoteur : Fondation Hôpital Saint-JosephTous ses essais recensés
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- Âge annoncé
- À partir de 18 ans
- Sexes admis
- Femmes
- Phase
- Non applicable
- Type d’étude
- Observationnelle
Présentation
Résumé de l’étude
L'infection par le papillomavirus humain (HPV) est l'infection sexuellement transmissible la plus fréquente au monde. On estime actuellement que 4,5 % de l'ensemble des cancers dans le monde sont attribuables au HPV, soit 630 000 nouveaux cas par an. Le HPV est responsable de plus de 98 % des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l'utérus et du vagin, et de 88 % des cancers anaux. Bien que la prévention de l'infection à HPV soit disponible depuis 2007, on dénombre environ 3 000 nouveaux cas de cancer du col de l'utérus en France chaque année.
Les femmes bénéficient d'un dépistage organisé du cancer du col de l'utérus. Le HPV est également responsable du cancer anal dans plus de 90 % des cas, majoritairement causé par les HPV 16/18. Son incidence est plus faible, avec 1 162 cas chez les femmes en 2018, mais elle est en forte augmentation (+88 % chez les femmes depuis 1990). Comme pour le cancer du col de l'utérus, il existe des lésions précurseurs du cancer anal : les lésions intra-épithéliales de haut grade.
Le diagnostic précoce de ces lésions pourrait potentiellement réduire l'incidence du cancer anal, mais les données de la littérature restent encore peu nombreuses. La prévalence du portage anal chez les patientes ayant des antécédents de dysplasie cervicale ou de cancer du col de l'utérus est estimée, selon les études, à 20 %, avec un risque de lésions anales de haut grade de 8 %.
Le risque relatif de développer un cancer anal chez les femmes ayant des antécédents de lésions cervicales de haut grade est d'environ 5 pour 100 000, de 15 pour 100 000 pour celles ayant des antécédents de cancer du col de l'utérus, et respectivement de 42 et 48 pour 100 000 pour les femmes présentant des lésions précancéreuses et cancéreuses de la vulve induites par le HPV.
Les différents moyens de dépistage cervico-vaginal - prélèvements de dépistage : test HPV, cytologie, certains biomarqueurs : double marquage p16/ki67, ARNm E6-E7, et examen clinique avec ou sans colposcopie (examen du col de l'utérus à la loupe) - sont utilisés au niveau gynécologique mais aussi au niveau anal, avec comme examens : l'anuscopie simple et l'anuscopie haute résolution. Certaines sociétés savantes ont établi des algorithmes de surveillance pour certains groupes à risque, mais il n'existe pas encore de recommandations de pratique clinique pour les femmes ayant des antécédents de lésions gynécologiques induites par le HPV. Un protocole de suivi proctologique pour les patientes à risque est proposé, fondé sur les recommandations de surveillance cervico-vaginale et les données de la littérature, dans l'attente de recommandations de pratique clinique. La fréquence de ces examens dépend de l'âge de la patiente et de l'existence d'autres facteurs de risque de développement de lésions anales à HPV. En fonction de ces éléments, un suivi est proposé tous les 3 ans, tous les 5 ans, ou annuellement. L'objectif de ce travail est donc de proposer une surveillance proctologique à cette population considérée à risque, en fonction de l'âge, des résultats du frottis et du test HPV.
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