Standardisation d'un test écologique pour l'évaluation de la commotion cérébrale chez les joueurs de football
Standardisation d'un test écologique pour l'évaluation de la commotion cérébrale chez les joueurs de football
Promoteur : Centre Mutualiste de Rééducation et de Réadaptation Fonctionnelles de Kerpape
Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 16 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.
Texte original (anglais)
Ecological Test Standardization for Concussion Assessment in Football Players
Ecological Test Standardization for Concussion Assessment in Football Players
Concussion is a major concern in the sports world. It represents an immediate and transient alteration of neurological functions due to a direct or indirect trauma, with or without loss of consciousness. Concussions affect between 1.6 and 3.8 million people per year in the United States across all sports. The prevalence varies depending on the sport. In France, the incidence of sport-related concussions is estimated at 200,000 cases. According to the French Academy of Medicine (March 2025), concussions account for between 5% and 9% of all sports-related injuries. Among these cases, 30% involve individuals aged 5 to 19. Football (soccer) is one of the most affected sports, with its 2 million registered players. In French professional football (Ligue 1 and 2), during the 2023-2024 season, one concussion was recorded every 55 matches on average (declared concussion). During the 2018-2019 and 2019-2020 seasons, the rate of matches with concussion was approximately 2.5%. In professional rugby, it is estimated that one concussion occurs every three matches in France. There are no precise statistics on the number or frequency of concussions in amateur football in France, due to a lack of reporting and insufficient diagnosis. Currently, practical recommendations exist for managing football players from the moment of impact on the field, implemented within the French Football Federation. The current concussion protocol includes a standardized tool for evaluating concussion intended for healthcare professionals, the SCAT6. However, this protocol is not always sufficient, and return-to-play sometimes occurs too early. Indeed, current assessments are too brief and do not evaluate all cognitive functions. They do not allow a clear understanding of the real on-field consequences. It is estimated that 50% of athletes return to play too early after a concussion, with risks of neurological complications or prolonged symptoms. However, defining rest time and return-to-play criteria is not straightforward. In practice, return to play relies, among other things, on neuropsychological tests, whose interpretation is difficult in the absence of baseline data. The concussion protocol does not allow for an accurate determination of whether performance has normalized without this neuropsychological baseline. Recent European and international recommendations advise conducting pre-season assessments to provide comparative values. Several studies have been published on the type of pre-season assessments to perform, most using paper-and-pencil or computerized neurocognitive tests. The current concussion protocol relies mainly on paper-and-pencil tests. However, the literature shows dissociations between cognitive performance measured in ecological environments and performance measured through paper-and-pencil tests. Ecological tasks have the advantage of closely approximating the daily actions of a player and assessing cognitive functioning more precisely. Thus, these ecological tasks, combined with a baseline assessment, would improve the evaluation of athletes following a concussion. These tasks would facilitate return-to-play decisions through more objective observations and normed data. Finally, ecological tasks would enhance player monitoring and allow a more accurate understanding of their health status. For this reason, it seems necessary to develop a standardized ecological test performed in real-game situations. This would improve decision-making regarding return to play without medically endangering the player and would allow better understanding of the cognitive effects of concussion. These tasks will first be reviewed and tested by experts (players, football staff members, national concussion reference physician, and neuropsychologists) for feedback and refinement.
La commotion cérébrale constitue une préoccupation majeure dans le monde du sport. Elle correspond à une altération immédiate et transitoire des fonctions neurologiques, consécutive à un traumatisme direct ou indirect, avec ou sans perte de connaissance. Les commotions cérébrales touchent entre 1,6 et 3,8 millions de personnes par an aux États-Unis, tous sports confondus. La prévalence varie selon le sport. En France, l'incidence des commotions cérébrales liées au sport est estimée à 200 000 cas. Selon l'Académie nationale de médecine (mars 2025), les commotions cérébrales représentent entre 5 % et 9 % de l'ensemble des blessures liées au sport. Parmi ces cas, 30 % concernent des personnes âgées de 5 à 19 ans. Le football est l'un des sports les plus touchés, avec ses 2 millions de licenciés. Dans le football professionnel français (Ligue 1 et 2), au cours de la saison 2023-2024, une commotion cérébrale a été enregistrée en moyenne tous les 55 matchs (commotion déclarée). Au cours des saisons 2018-2019 et 2019-2020, le taux de matchs comportant une commotion était d'environ 2,5 %. Dans le rugby professionnel, on estime qu'une commotion cérébrale survient tous les trois matchs en France. Il n'existe pas de statistiques précises sur le nombre ou la fréquence des commotions cérébrales dans le football amateur en France, en raison d'un manque de déclaration et d'un diagnostic insuffisant. Il existe actuellement des recommandations pratiques pour la prise en charge des joueurs de football dès le moment de l'impact sur le terrain, mises en œuvre au sein de la Fédération française de football. Le protocole actuel de gestion des commotions comprend un outil standardisé d'évaluation de la commotion destiné aux professionnels de santé, le SCAT6. Toutefois, ce protocole n'est pas toujours suffisant, et la reprise du jeu intervient parfois trop tôt. En effet, les évaluations actuelles sont trop brèves et n'évaluent pas l'ensemble des fonctions cognitives. Elles ne permettent pas de bien appréhender les conséquences réelles sur le terrain. On estime que 50 % des athlètes reprennent le jeu trop tôt après une commotion cérébrale, avec des risques de complications neurologiques ou de symptômes prolongés. Cependant, la définition du temps de repos et des critères de reprise du jeu n'est pas simple. En pratique, la reprise du jeu repose, entre autres, sur des tests neuropsychologiques, dont l'interprétation est difficile en l'absence de données de référence. Le protocole de gestion des commotions ne permet pas de déterminer précisément si les performances se sont normalisées sans ces données de référence neuropsychologiques. Les recommandations européennes et internationales récentes préconisent de réaliser des évaluations en pré-saison afin de disposer de valeurs de comparaison. Plusieurs études ont été publiées sur le type d'évaluations à réaliser en pré-saison, la plupart utilisant des tests neurocognitifs papier-crayon ou informatisés. Le protocole actuel de gestion des commotions repose principalement sur des tests papier-crayon. Cependant, la littérature met en évidence des dissociations entre les performances cognitives mesurées en environnement écologique et celles mesurées par des tests papier-crayon. Les tâches écologiques présentent l'avantage de se rapprocher étroitement des actions quotidiennes d'un joueur et d'évaluer plus précisément le fonctionnement cognitif. Ainsi, ces tâches écologiques, associées à une évaluation de référence, permettraient d'améliorer l'évaluation des athlètes après une commotion cérébrale. Ces tâches faciliteraient les décisions de reprise du jeu grâce à des observations plus objectives et à des données normées. Enfin, les tâches écologiques permettraient d'améliorer le suivi des joueurs et de mieux appréhender leur état de santé. Pour cette raison, il apparaît nécessaire de développer un test écologique standardisé, réalisé en situation de jeu réelle.
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