PSYLIVER-PILOTE : implication du système nerveux autonome dans le carcinome hépatocellulaire (CHC)
Implication du système nerveux autonome dans le carcinome hépatocellulaire (CHC) : étude pilote psycho-comportementale et neurophysiologique
Promoteur : Hospices Civils de Lyon
Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 15 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.
Texte original (anglais)
PSYLIVER-PILOTE: Involvement of the Autonomic Nervous System in Hepatocellular Carcinoma (HCC)
Involvement of the Autonomic Nervous System in Hepatocellular Carcinoma (HCC): a Pilot Psycho-behavioral and Neurophysiological Study
Chronic liver diseases affect 1.5 billion people worldwide and can lead to cirrhosis and hepatocellular carcinoma (HCC), which ranks as the third leading cause of cancer-related mortality globally. Despite advances in the treatment of hepatitis B and C, metabolic diseases, and addiction, HCC incidence continues to rise. In France, between 2010 and 2015, the five-year survival rate for liver cancer (90% of which is HCC) was 18% for men and 19% for women. Treatment of HCC is based on the BCLC classification (Barcelona Clinic Liver Cancer), which evaluates both cancer progression and liver function (Child-Pugh classification). Patients at early stages (0 or A) have a survival rate of over 5 years, while those at more advanced stages (C or D) have significantly lower survival rates, highlighting the importance of better early detection tools. Current screening for HCC in cirrhotic patients involves biannual US-scan. However, ultrasound sensitivity for detecting tumors smaller than 2 cm is around 25%. Therefore, developing personalized strategies to predict and detect early-stage HCC is crucial to improving patient outcomes. Various clinical and biological scores have been developed to assess the risk of developing HCC in cirrhotic patients, but these scores remain imperfect. Molecular heterogeneity in HCC, as revealed by transcriptomic studies, could explain the variability in outcomes and treatment responses. This heterogeneity in occurrence, phenotype, and progression of HCC suggests individual singularities that are not yet well understood. These individual singularities are likely linked to the autonomic nervous system (ANS), particularly in the central nervous system (CNS), which regulates various physiological processes. The ANS consists of the sympathetic nervous system (SNS), mainly adrenergic, and the parasympathetic nervous system (PNS), mainly cholinergic. These two systems function antagonistically but with different temporal dynamics. A better understanding of the interaction between tumor cells and their environment through the ANS could lead to the identification of new biomarkers to predict HCC development and therapeutic targets. The role of the ANS in cancer development has been explored in various cancers, including prostate, stomach, pancreatic, breast, and ovarian cancers, where the ANS regulates inflammation and immune responses. In chronic liver diseases, the liver is innervated by both sympathetic and parasympathetic fibers, and this innervation plays a role in regulating metabolism, liver regeneration, and fibrosis progression. Chronic liver disease etiologies, such as alcohol consumption, metabolic syndrome, and viral hepatitis, disrupt the balance between the SNS and PNS, contributing to liver dysfunction. The severity of liver damage is linked to autonomic dysfunction, and heart rate variability, a marker of PNS activity, is correlated with survival in patients with terminal-stage HCC. Our recent research has shown that patients with HCC exhibit a reconfiguration of the intrahepatic ANS, with a consistent cholinergic orientation at the neuro-hepatic synapse. Patients with parasympathetic orientation (as compared to sympathetic orientation) have more aggressive tumors, shorter survival, and, from a pharmacological perspective, anticholinergics increase sensitivity to targeted HCC therapies. Tumor cells and cytotoxic lymphocytes are most strongly associated with cholinergic receptor enrichment and depletion, respectively. In this context, the PSYLIVER-PILOTE study builds on these findings by investigating the involvement of the ANS in HCC through non-invasive extra-hepatic measures. The SNS and PNS are connected to brain regions involved in cognitive, emotional, and social information processing, such as the anterior cingulate cortex, insula, ventromedial prefrontal cortex, amygdala, and hypothalamus. These brain areas are involved in cognitive control and emotional processing. Additionally, experimental
Les maladies hépatiques chroniques touchent 1,5 milliard de personnes dans le monde et peuvent évoluer vers une cirrhose et un carcinome hépatocellulaire (CHC), qui constitue la troisième cause de mortalité par cancer dans le monde. Malgré les progrès réalisés dans le traitement des hépatites B et C, des maladies métaboliques et des addictions, l'incidence du CHC continue d'augmenter. En France, entre 2010 et 2015, le taux de survie à cinq ans du cancer du foie (dont 90 % sont des CHC) était de 18 % chez les hommes et de 19 % chez les femmes. Le traitement du CHC repose sur la classification BCLC (Barcelona Clinic Liver Cancer), qui évalue à la fois la progression du cancer et la fonction hépatique (classification de Child-Pugh). Les patients aux stades précoces (0 ou A) ont un taux de survie supérieur à 5 ans, tandis que ceux aux stades plus avancés (C ou D) ont des taux de survie nettement plus faibles, soulignant l'importance de disposer de meilleurs outils de dépistage précoce. Le dépistage actuel du CHC chez les patients cirrhotiques repose sur une échographie semestrielle. Cependant, la sensibilité de l'échographie pour détecter les tumeurs de moins de 2 cm est d'environ 25 %. Il est donc essentiel de développer des stratégies personnalisées de prédiction et de détection précoce du CHC afin d'améliorer le devenir des patients. Divers scores cliniques et biologiques ont été mis au point pour évaluer le risque de développer un CHC chez les patients cirrhotiques, mais ces scores restent imparfaits. L'hétérogénéité moléculaire du CHC, mise en évidence par des études transcriptomiques, pourrait expliquer la variabilité des résultats et des réponses aux traitements. Cette hétérogénéité dans la survenue, le phénotype et l'évolution du CHC suggère des singularités individuelles encore mal comprises. Ces singularités individuelles seraient probablement liées au système nerveux autonome (SNA), notamment au niveau du système nerveux central (SNC), qui régule divers processus physiologiques. Le SNA comprend le système nerveux sympathique (SNS), principalement adrénergique, et le système nerveux parasympathique (SNP), principalement cholinergique. Ces deux systèmes fonctionnent de façon antagoniste mais selon des dynamiques temporelles différentes. Une meilleure compréhension de l'interaction entre les cellules tumorales et leur environnement par l'intermédiaire du SNA pourrait permettre d'identifier de nouveaux biomarqueurs pour prédire le développement du CHC ainsi que de nouvelles cibles thérapeutiques. Le rôle du SNA dans le développement des cancers a été étudié dans divers cancers, notamment de la prostate, de l'estomac, du pancréas, du sein et de l'ovaire, où le SNA régule l'inflammation et les réponses immunitaires. Dans les maladies hépatiques chroniques, le foie est innervé à la fois par des fibres sympathiques et parasympathiques, et cette innervation joue un rôle dans la régulation du métabolisme, de la régénération hépatique et de la progression de la fibrose. Les étiologies des maladies hépatiques chroniques, telles que la consommation d'alcool, le syndrome métabolique et les hépatites virales, perturbent l'équilibre entre le SNS et le SNP, contribuant au dysfonctionnement hépatique. La sévérité de l'atteinte hépatique est liée à un dysfonctionnement autonome, et la variabilité de la fréquence cardiaque, marqueur de l'activité du SNP, est corrélée à la survie chez les patients atteints de CHC en phase terminale. Nos travaux de recherche récents ont montré que les patients atteints de CHC présentent une reconfiguration du SNA intrahépatique, avec une orientation cholinergique constante au niveau de la synapse neuro-hépatique. Les patients ayant une orientation parasympathique (par rapport à une orientation sympathique) présentent des tumeurs plus agressives, une survie plus courte, et, d'un point de vue pharmacologique, les anticholinergiques augmentent la sensibilité aux thérapies ciblées du CHC.
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