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Prévalence de l'addiction sexuelle dans une population carcérale du centre de détention de Muret en Haute-Garonne (PAS-CD)

Prévalence de l'addiction sexuelle dans une population carcérale du centre de détention de Muret en Haute-Garonne.

Promoteur : Federation Regionale de Recherche en Psychiatrie et Sante Mentale Occitanie

Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 14 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.

Texte original (anglais)

Prevalence of Sexual Addiction in an Inmate Population at the Muret Detention Center in Haute-Garonne (PAS-CD)

Prevalence of Sexual Addiction in an Inmate Population at the Muret Detention Center in Haute-Garonne.

Sexual addiction, also known as hypersexuality or compulsive sexuality, is a human sexual behavior that results in a continuous and persistent search for sexual pleasure. Replacing the former terms satyriasis and nymphomania, the World Health Organization (WHO) ICD-11 has referred to this disorder as "compulsive sexual behavior disorders". From multiple causes (iatrogeny, neurological causes, psychiatric causes, psychopathological hypotheses), but still only partially known, the inclusion of this disorder among impulsivity-related disorders, obsessive-compulsive disorders or addiction-related disorders is still debated in the scientific literature. Thus, in the absence of sufficient robust scientific data, DSM-5 refused to include this disorder in its classification. However, the consequences of this disorder on the psychosocial functioning of individuals are not negligible, which can go as far as the precipitation of a transition to an heteroaggressive act which can thus lead to incarceration. The prevalence of this disorder in the general population is estimated between 2 and 6% based on current literature data. This rate appears to be higher among men and more specifically among sex offenders. However, some authors have noted that the difficulty in determining a clear prevalence of sexual addiction may be related to the still poorly defined diagnostic criteria for this disorder as well as the choice of measurement tools. In the inmate population, to our knowledge, there are no French prevalence studies of this disorder. In addition, no studies have been conducted to compare the prevalence of sexual addiction among sex offenders (SASO) with that among non-sex offenders (SANSO). We hope that better screening for addiction would enable better management of patients with this disorder, promoting their psychosocial rehabilitation and well-being, so as to prevent the recurrence of a transition to sexual arousal.

L'addiction sexuelle, également appelée hypersexualité ou sexualité compulsive, est un comportement sexuel humain se traduisant par une recherche continue et persistante de plaisir sexuel. Remplaçant les anciens termes de satyriasis et de nymphomanie, la classification internationale des maladies de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la CIM-11, désigne ce trouble sous le terme de « trouble du comportement sexuel compulsif ». D'origine multiple (iatrogène, neurologique, psychiatrique, hypothèses psychopathologiques), mais encore seulement partiellement connue, l'inclusion de ce trouble parmi les troubles liés à l'impulsivité, les troubles obsessionnels compulsifs ou les troubles liés à l'addiction demeure débattue dans la littérature scientifique. Ainsi, en l'absence de données scientifiques suffisamment solides, le DSM-5 a refusé d'inclure ce trouble dans sa classification. Cependant, les conséquences de ce trouble sur le fonctionnement psychosocial des individus ne sont pas négligeables et peuvent aller jusqu'à précipiter un passage à l'acte hétéroagressif, pouvant ainsi conduire à une incarcération. La prévalence de ce trouble dans la population générale est estimée entre 2 et 6 % selon les données actuelles de la littérature. Ce taux apparaît plus élevé chez les hommes et plus particulièrement chez les auteurs d'infractions à caractère sexuel. Cependant, certains auteurs ont noté que la difficulté à déterminer une prévalence claire de l'addiction sexuelle pourrait être liée au caractère encore mal défini des critères diagnostiques de ce trouble, ainsi qu'au choix des outils de mesure. Dans la population carcérale, à notre connaissance, il n'existe pas d'étude française de prévalence de ce trouble. Par ailleurs, aucune étude n'a été menée pour comparer la prévalence de l'addiction sexuelle chez les auteurs d'infractions à caractère sexuel (AICS) à celle des auteurs d'infractions non sexuelles (AINS). Nous espérons qu'un meilleur dépistage de l'addiction permettrait une meilleure prise en charge des patients atteints de ce trouble, favorisant leur réinsertion psychosociale et leur bien-être, afin de prévenir la récidive d'un passage à l'acte sexuel.

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