Place de la sonde nasogastrique dans l'occlusion du grêle sur bride non compliquée
Place de la sonde nasogastrique dans l'occlusion du grêle sur bride non compliquée : essai randomisé ouvert de non-infériorité
Promoteur : Centre Hospitalier Universitaire, Amiens
Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 14 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.
Texte original (anglais)
Place of Nasogastric Tube in Uncomplicated Adhesive Small Bowel Obstruction
Place of Nasogastric Tube in Uncomplicated Adhesive Small Bowel Obstruction : a Randomized Open-label Non-inferiority Trial
Acute adhesive Small Bowel Obstruction (ASBO) is a public health issue: this is the 3rd cause of hospitalization in Digestive Surgery Departments, 20-30% of patients will be operated, the mortality rate per episode is 3%, the duration of hospitalization is 8 days (up to 16 if resection), and it is associated with a tremendous health care expenses. The working group on ASBO of the World Society of Emergency Surgery suggested two distinct approaches for the management of acute ASBO: non-operative management (NOM) which concerning around 85% of patients and operative management (OM) : * OM: if there is clinical signs of strangulation, peritonitis, bowel ischemia, or if IV CT Scan shows sign of ischemia, strangulation, peritonitis, or if the occlusion persists for more than 72 hours; * NOM in all other cases, including nasogastric tube (NGT), intravenous administration of fluids, and clinical and biochemical monitoring for 72h. NGT is an old concept first describe for treatment of ASBO based on several studies made on the dog where he proved efficacy of NGT by aspirating gas in the stomach favorising venous decompression and survival of patients. Since, NGT became one of the pillars of NOM. However NGT is quite bad tolerated by patients (ranked the most painful hospital procedure), some of them refuse it, others put off after the beginning of the treatment and one of the most frequent complications of NGT is pneumonia, which is quite surprising when the first argument for its insertion is to avoid inhalation pneumonia. Four specific retrospectives studies showed that absence of NGT is possible in 20 to 80% of included patients and was associated with a decrease: in transit recovery time; in complications rate (including rates of pneumonia); in length of stay (LOS); without an increased risk of surgery or resection. 20-87% (a total of 922 patients) were managed successfully conservatively without NGT with a reduction LOS of 2-6 days compared with NGT. But none of this series focused on the patient relief as an endpoint. A retrospective critical analysis of our own management (January - December 2019, n=96) found that: only 17% of patients had a NGT during the IV CTscan, the presence of the NGT did not influence neither gastric volume nor the rate of full stomach, and gastric volume did not influence patient management. To summarize, the investigators therefore know that the insertion of a NGT is painful, does not relieve all patients, and has an unquantified therapeutic effect on the evolution of ASBO. That is why it is pertinent, in 2023, to question the useless of NGT in the treatment of ASBO, in selected patients. This study would be the first randomized controlled trial to focus on the absence of NGT for the NOM of patients with ASBO. The results of this study could lead to a change in the surgical practice. The absence of NGT in ASBO management appears to be an innovative practice, in rupture with the current practice. This is a part of the simplification of patients'care suffering from ASBO.
L'occlusion aiguë du grêle sur bride (ASBO) est un problème de santé publique : elle constitue la 3ᵉ cause d'hospitalisation dans les services de chirurgie digestive, 20 à 30 % des patients seront opérés, le taux de mortalité par épisode est de 3 %, la durée d'hospitalisation est de 8 jours (jusqu'à 16 en cas de résection), et elle est associée à des dépenses de santé considérables. Le groupe de travail sur l'ASBO de la Société mondiale de chirurgie d'urgence a proposé deux approches distinctes pour la prise en charge de l'ASBO aiguë : le traitement non opératoire (NOM), concernant environ 85 % des patients, et le traitement opératoire (OM) : * OM : en présence de signes cliniques de strangulation, de péritonite, d'ischémie intestinale, ou si le scanner avec injection intraveineuse de produit de contraste montre des signes d'ischémie, de strangulation, de péritonite, ou si l'occlusion persiste plus de 72 heures ; * NOM dans tous les autres cas, comprenant la sonde nasogastrique (SNG), l'administration intraveineuse de liquides, et une surveillance clinique et biologique pendant 72 heures. La SNG est un concept ancien, décrit pour la première fois pour le traitement de l'ASBO à partir de plusieurs études menées chez le chien, qui ont démontré l'efficacité de la SNG en aspirant les gaz de l'estomac, favorisant ainsi la décompression veineuse et la survie des patients. Depuis, la SNG est devenue l'un des piliers du NOM. Cependant, la SNG est plutôt mal tolérée par les patients (classée comme la procédure hospitalière la plus douloureuse), certains la refusent, d'autres l'interrompent après le début du traitement, et l'une des complications les plus fréquentes de la SNG est la pneumonie, ce qui est assez surprenant dans la mesure où le premier argument invoqué pour sa pose est d'éviter la pneumonie d'inhalation. Quatre études rétrospectives spécifiques ont montré que l'absence de SNG est possible chez 20 à 80 % des patients inclus et était associée à une diminution du délai de reprise du transit, du taux de complications (y compris le taux de pneumonies) et de la durée de séjour (DDS), sans augmentation du risque de chirurgie ou de résection. 20 à 87 % (soit un total de 922 patients) ont été pris en charge avec succès de façon conservatrice sans SNG, avec une réduction de la DDS de 2 à 6 jours par rapport à la SNG. Mais aucune de ces séries ne s'est intéressée au soulagement du patient comme critère de jugement. Une analyse critique rétrospective de notre propre prise en charge (janvier-décembre 2019, n=96) a montré que : seuls 17 % des patients avaient une SNG lors du scanner injecté, la présence de la SNG n'influençait ni le volume gastrique ni le taux d'estomac plein, et le volume gastrique n'influençait pas la prise en charge des patients. En résumé, les investigateurs savent donc que la pose d'une SNG est douloureuse, ne soulage pas tous les patients, et a un effet thérapeutique non quantifié sur l'évolution de l'ASBO. C'est pourquoi il est pertinent, en 2023, de remettre en question l'utilité de la SNG dans le traitement de l'ASBO, chez des patients sélectionnés. Cette étude serait le premier essai contrôlé randomisé portant sur l'absence de SNG pour le NOM des patients atteints d'ASBO. Les résultats de cette étude pourraient conduire à une modification de la pratique chirurgicale. L'absence de SNG dans la prise en charge de l'ASBO apparaît comme une pratique innovante, en rupture avec la pratique actuelle. Cela s'inscrit dans une démarche de simplification de la prise en charge des patients souffrant d'ASBO.
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