Oncologie, dénutrition et sensorialité : liens, mécanismes et leviers d'action
Oncologie, dénutrition et sensorialité : liens, mécanismes et leviers d'action - étude ONDES
Promoteur : Centre Hospitalier Universitaire Dijon
Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 13 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.
Texte original (anglais)
Oncology, Undernutrition and Sensoriality: Links, Mechanisms and Levers for Action
Oncology, Undernutrition and Sensoriality: Links, Mechanisms and Levers for Action - Study ONDES
Cancers of the upper aerodigestive tract account for around 4% of all malignant tumours worldwide. Colon and liver cancer are the most common digestive cancers. The epidemiology of liver cancer is changing, and the number of deaths from liver cancer has increased by 25% worldwide (Huang 2022). In France, around 19,000 cancers of the upper aerodigestive tract and 88,000 new cases of digestive cancer are diagnosed each year (colon cancer remains the most common) (Globocan 2020). Patients with these two types of cancer are at particularly high risk of undernutrition (Pressoir 2010; Gyan 2018). In cancer patients, changes in diet may result from constraints linked to the cancer or possible after-effects, but also from personal choices (for example, adopting a healthier diet). Cancer and its treatment lead to changes such as increased nutritional requirements and hypercatabolism, or sensory changes (taste and smell), reducing pleasure and food intake. These problems will impair quality of life and intensify undernutrition, a major problem in the management of the disease since it increases the risk of complications, therapeutic failure and mortality. It is estimated that 10-20% of deaths in cancer patients are attributable to the consequences of undernutrition rather than to the disease itself (Pressoir 2010). In the VICAN study, 41% of patients changed their diet after diagnosis: 29% because of changes in taste and 82% to have a healthier diet (INCa 2014). These changes were associated with the treatment received, the presence of sequelae and anxiety. Taste and smell disorders are common in different types of cancer (any solid or haematological type) and treatments (chemotherapy, radiotherapy and surgery) (De Conno 1989; Heckel 2015; Spotten 2017; van Oort 2018). The mechanisms involved in sensory changes are not fully understood, especially in cancer, and with different types and treatments (Murtaza 2017). Several hypotheses have been proposed: altered expression of enzymes of the oral sphere, altered expression of sensory receptors (Neiers 2021), saliva composition and function (Zhu 2021), and impact of the oral microbiota (Schwartz 2021a, Licandro 2023). The early identification of undesirable effects linked to nutrition, and the early or anticipated diagnosis of undernutrition are important issues in the management of cancer patients. The pleasure (or displeasure) produced by food guides desire and eating behaviour. The mechanisms involved are linked to hedonic sensations: conditioned satiety, specific sensory satiety, negative alliesthesia and the reward system (hedonic system). The latter is influenced by the environment and can be consciously controlled, with several dimensions: liking (the patient likes or dislikes a given food) and wanting (evaluates the desire to consume a given food at a given moment). All these parameters, together with sensory and dietary learning throughout life (habits, beliefs and constraints), influence food preferences and therefore eating behaviour. Individual sensitivities and the personal history of the disease (treatment and care pathway, sequelae, presence of co-morbidities, etc.) must therefore be taken into account when setting up preventive actions for cancer patients. It seems important to explore these factors, the experience of patients and the consequences for eating behaviour in daily life, in order to improve support and communication with healthcare professionals, as well as prevention and early detection of undernutrition. It would be interesting to conduct more in-depth studies on nutritional status, quality of life and changes in taste and smell, which in most studies have been considered separately.
Les cancers des voies aérodigestives supérieures représentent environ 4 % de l'ensemble des tumeurs malignes dans le monde. Le cancer du côlon et le cancer du foie sont les cancers digestifs les plus fréquents. L'épidémiologie du cancer du foie évolue, et le nombre de décès liés au cancer du foie a augmenté de 25 % dans le monde (Huang 2022). En France, environ 19 000 cancers des voies aérodigestives supérieures et 88 000 nouveaux cas de cancers digestifs sont diagnostiqués chaque année (le cancer du côlon demeurant le plus fréquent) (Globocan 2020). Les patients atteints de ces deux types de cancer présentent un risque particulièrement élevé de dénutrition (Pressoir 2010 ; Gyan 2018). Chez les patients atteints de cancer, les changements alimentaires peuvent résulter de contraintes liées au cancer ou à d'éventuelles séquelles, mais aussi de choix personnels (par exemple, l'adoption d'une alimentation plus saine). Le cancer et son traitement entraînent des changements tels qu'une augmentation des besoins nutritionnels et un hypercatabolisme, ou des altérations sensorielles (goût et odorat), réduisant le plaisir et la prise alimentaire. Ces problèmes altèrent la qualité de vie et aggravent la dénutrition, un enjeu majeur dans la prise en charge de la maladie puisqu'elle augmente le risque de complications, d'échec thérapeutique et de mortalité. On estime que 10 à 20 % des décès chez les patients atteints de cancer sont attribuables aux conséquences de la dénutrition plutôt qu'à la maladie elle-même (Pressoir 2010). Dans l'étude VICAN, 41 % des patients ont modifié leur alimentation après le diagnostic : 29 % en raison de changements du goût et 82 % pour adopter une alimentation plus saine (INCa 2014). Ces changements étaient associés au traitement reçu, à la présence de séquelles et à l'anxiété. Les troubles du goût et de l'odorat sont fréquents dans différents types de cancers (toute tumeur solide ou hématologique) et traitements (chimiothérapie, radiothérapie et chirurgie) (De Conno 1989 ; Heckel 2015 ; Spotten 2017 ; van Oort 2018). Les mécanismes impliqués dans ces altérations sensorielles ne sont pas entièrement compris, en particulier dans le contexte du cancer, et selon les différents types et traitements (Murtaza 2017). Plusieurs hypothèses ont été proposées : altération de l'expression des enzymes de la sphère buccale, altération de l'expression des récepteurs sensoriels (Neiers 2021), composition et fonction de la salive (Zhu 2021), et impact du microbiote buccal (Schwartz 2021a, Licandro 2023). L'identification précoce des effets indésirables liés à la nutrition, ainsi que le diagnostic précoce ou anticipé de la dénutrition, constituent des enjeux importants dans la prise en charge des patients atteints de cancer. Le plaisir (ou le déplaisir) procuré par l'alimentation guide le désir et le comportement alimentaire. Les mécanismes impliqués sont liés aux sensations hédoniques : satiété conditionnée, satiété sensorielle spécifique, alliesthésie négative et système de récompense (système hédonique). Ce dernier est influencé par l'environnement et peut être contrôlé consciemment, avec plusieurs dimensions : le liking (le patient aime ou n'aime pas un aliment donné) et le wanting (évaluation du désir de consommer un aliment donné à un moment donné). L'ensemble de ces paramètres, associés à l'apprentissage sensoriel et alimentaire tout au long de la vie (habitudes, croyances et contraintes), influencent les préférences alimentaires et donc le comportement alimentaire. Les sensibilités individuelles et l'histoire personnelle de la maladie (traitement et parcours de soins, séquelles, présence de comorbidités, etc.) doivent donc être prises en compte lors de la mise en place d'actions préventives pour les patients atteints de cancer.
Vous quittez essai-clinique.com pour le site externe clinicaltrials.gov, géré par l’organisme responsable de l’annonce. La candidature, les questions d’éligibilité et toute information médicale se traitent uniquement là-bas.
Important
essai-clinique.com ne recueille pas de candidature et ne détermine pas votre éligibilité. Ne transmettez aucune information médicale au site.
Les critères affichés sont une synthèse des informations disponibles. Seul l’organisme responsable de l’étude peut confirmer l’éligibilité d’une personne.