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Les bénéfices de l’infiltration des articulations postérieures dans la lombalgie chronique

Les bénéfices de l’infiltration des articulations postérieures dans la lombalgie chronique : étude randomisée des bénéfices de l’infiltration échoguidée versus l’infiltration non guidée. Étude prospective randomisée

Promoteur : Centre Hospitalier Universitaire de NiceTous ses essais recensés

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Âge annoncé
À partir de 18 ans
Sexes admis
Tous
Phase
Non applicable
Type d’étude
Interventionnelle

Présentation

Résumé de l’étude

Les articulations postérieures lombaires (articulations zygapophysaires) sont impliquées dans plus de 45 % des cas de lombalgie chronique commune isolée. La lombalgie est la forme la plus fréquente de douleur rachidienne, plus chronique et plus sévère que la douleur cancéreuse. La prévalence annuelle de la lombalgie chronique varie de 15 % à 45 % (prévalence ponctuelle : 30 % ; prévalence sur la vie entière : 54 à 80 %). En raison de cette incidence extrêmement élevée, des médecins de nombreuses spécialités réalisent des techniques interventionnelles dans des contextes variés. Les articulations postérieures sont reconnues de longue date comme une source de douleur lombaire.

En 1911, Goldthwait a été le premier à reconnaître leur rôle en tant que source potentielle de douleur lombaire. En 1933, Ghormley a introduit le terme de « syndrome facettaire », définissant la douleur lombo-sacrée avec ou sans douleur radiculaire. Badgley a ensuite suggéré que les articulations postérieures pouvaient constituer une source primaire de douleur, indépendamment de toute compression nerveuse rachidienne. Ils ont démontré le rôle des articulations postérieures (PFJ) chez un grand nombre de patients présentant une lombalgie dont les symptômes n’étaient pas causés par une hernie discale. Le concept physiologique sous-jacent du PJF a été introduit par Hirsch et al. en 1963.

Ils ont démontré que l’injection d’une solution saline hypertonique dans la région des articulations postérieures provoquait une douleur. La prise en charge de la lombalgie chronique liée à une atteinte zygapophysaire (articulations postérieures lombaires) repose principalement sur un traitement conservateur. Celui-ci s’appuie sur les antalgiques, les anti-inflammatoires, la kinésithérapie et, le cas échéant, la perte de poids. D’autres options non chirurgicales peuvent être proposées, notamment les injections de glucocorticoïdes dans les articulations postérieures. Les injections de glucocorticoïdes, qui agissent en réduisant l’inflammation, sont couramment utilisées en pratique courante pour traiter les douleurs rachidiennes.

Ces douleurs peuvent être liées à diverses pathologies, notamment discogéniques ou facettaires, ou mixtes, ligamentaires ou musculaires, en lien avec un trouble régional ou global de la statique rachidienne. Elles sont couramment utilisées comme traitement standard de la douleur rachidienne chronique. Traditionnellement, en pratique clinique courante, en présence d’une contracture paravertébrale significative et de signes cliniques évoquant une atteinte des articulations postérieures, une injection de glucocorticoïdes est réalisée au cabinet médical lors de la consultation, en utilisant des repères anatomiques pour guider le positionnement de l’aiguille.

Cependant, peu d’études ont démontré l’efficacité du repérage anatomique pour l’infiltration des articulations postérieures, notamment la revue systématique de Cohen et al. et de Sui sur l’utilisation de cette technique. Avec l’avènement de nouvelles modalités d’imagerie telles que l’échographie, de plus en plus de praticiens se tournent vers les injections guidées par imagerie. À ce jour, seule la technique guidée par scopie est considérée comme fiable pour l’infiltration des articulations postérieures. Afin d’améliorer l’efficacité clinique des différentes solutions thérapeutiques interventionnelles, certains auteurs ont soutenu le recours au guidage échographique. Plusieurs études ont été publiées comparant l’infiltration échoguidée et l’infiltration par repérage anatomique au niveau de l’épaule, du psoas-iliaque et dans l’épicondylite. Si le guidage échographique semble utile dans des zones telles que le psoas-iliaque ou l’épaule, il n’a pas encore été démontré que le guidage présente un avantage dans les zones rachidiennes, telles que les articulations postérieures.

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