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Infection à Clostridioides difficile : analyse de l'évolution clinique et de la clairance bactérienne

Infection à Clostridioides difficile : cohorte prospective analysant l'évolution clinique et la clairance bactérienne

Promoteur : Fondation Hôpital Saint-Joseph

Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 14 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.

Texte original (anglais)

Clostridioides Difficile Infection: Analyzing CLInic Evolution and Bacterial Clearance

Clostridioides Difficile Infection: Prospective Cohort Analyzing CLInic Evolution and Bacterial Clearance

Clostridioides difficile (formerly Clostridium) is a bacterium found in the form of spores (resistance form) in the environment to which patients may be exposed. This bacterium used to belong to the Clostridium genus, but analysis of its 16S ribosomal RNA in 2016 led to its being distinguished from it. Once the spore has been ingested, it can germinate in vegetative form (the active form of the bacterium), taking on the appearance of a Gram-positive bacillus that will colonize the digestive microbiota. This preliminary stage of digestive colonization by the bacteria is facilitated by certain factors, notably nasogastric probing, antacids, etc. Antibiotics, for their part, disrupt the bacteria of the digestive microbiota (dysbiosis), thus facilitating the implantation of C. difficile. Certain strains (known as toxigenic) will produce the main virulence factors: toxins A (TcdA) and B (TcdB) ± a third toxin (binary toxin or CDT), and thus cause the main clinical signs of digestive infection, particularly in patients with risk factors for C. difficile infection (progressive cancer, immunodepression, etc.). Clostridioides difficile infection (CDI) is characterized by variable clinical presentations, ranging from simple watery diarrhea without colitis, which often resolves spontaneously, to severe forms with complications such as pseudomembranous colitis, intestinal perforation or septic shock, which have a very poor prognosis. Management of this type of CDI relies mainly on the oral administration of anti-clostridium difficile antibiotics such as fidaxomicin (FDX) or vancomycin (VAN) for 10 days, as recommended by the European ESCMID, British and American IDSA guidelines. Oral metronidazole is recommended only in the absence of availability of the first two molecules (community use). Despite this treatment, one of the main characteristics of CDI is a high recurrence rate, which can reach 25% of cases. With FDX, recurrence rates appear to be lower, especially as its administration regimen is optimized. Nevertheless, its high cost is a barrier to its wider use. In view of the high cost to the community of treating recurrences, and the reduced quality of life of patients suffering from these recurrences, which are sometimes multiple and highly incapacitating, reducing the occurrence of recurrences is a major challenge. A better understanding of the factors leading to recurrence is therefore a prerequisite for optimizing CDI prevention and treatment strategies. The study of colonic mucosal immunity (aimed at quantifying IgA in stools) could also contribute to a better understanding of patient progress. All these issues surrounding CDI and its management justify the setting up of a prospective cohort for the longitudinal follow-up of infected patients, enabling us to study the digestive clearance of the bacteria according to various factors, notably the digestive microbiota and the mucosal immune response.

Clostridioides difficile (anciennement Clostridium) est une bactérie présente sous forme de spores (forme de résistance) dans l'environnement, auxquelles les patients peuvent être exposés. Cette bactérie appartenait auparavant au genre Clostridium, mais l'analyse de son ARN ribosomique 16S en 2016 a conduit à l'en distinguer. Une fois la spore ingérée, elle peut germer sous forme végétative (la forme active de la bactérie), prenant l'aspect d'un bacille à Gram positif qui va coloniser le microbiote digestif. Cette étape préliminaire de colonisation digestive par la bactérie est facilitée par certains facteurs, notamment le sondage nasogastrique, les antiacides, etc. Les antibiotiques, quant à eux, perturbent les bactéries du microbiote digestif (dysbiose), facilitant ainsi l'implantation de C. difficile. Certaines souches (dites toxinogènes) produisent les principaux facteurs de virulence : les toxines A (TcdA) et B (TcdB) ± une troisième toxine (toxine binaire ou CDT), et provoquent ainsi les principaux signes cliniques d'infection digestive, en particulier chez les patients présentant des facteurs de risque d'infection à C. difficile (cancer évolutif, immunodépression, etc.). L'infection à Clostridioides difficile (ICD) se caractérise par des présentations cliniques variables, allant d'une simple diarrhée hydrique sans colite, qui régresse souvent spontanément, à des formes sévères avec des complications telles que la colite pseudomembraneuse, la perforation intestinale ou le choc septique, dont le pronostic est très défavorable. La prise en charge de ce type d'ICD repose principalement sur l'administration orale d'antibiotiques anti-Clostridium difficile tels que la fidaxomicine (FDX) ou la vancomycine (VAN) pendant 10 jours, comme le recommandent les directives européennes de l'ESCMID, britanniques et américaines de l'IDSA. Le métronidazole par voie orale n'est recommandé qu'en l'absence de disponibilité des deux premières molécules (usage en ville). Malgré ce traitement, l'une des principales caractéristiques de l'ICD est un taux de récidive élevé, pouvant atteindre 25 % des cas. Avec la FDX, les taux de récidive semblent plus faibles, d'autant plus que son schéma d'administration est optimisé. Néanmoins, son coût élevé constitue un frein à son utilisation plus large. Compte tenu du coût élevé pour la collectivité du traitement des récidives, et de la qualité de vie réduite des patients souffrant de ces récidives, parfois multiples et très invalidantes, réduire la survenue des récidives constitue un enjeu majeur. Une meilleure compréhension des facteurs conduisant à la récidive est donc un préalable à l'optimisation des stratégies de prévention et de traitement de l'ICD. L'étude de l'immunité muqueuse colique (visant à quantifier les IgA dans les selles) pourrait également contribuer à une meilleure compréhension de l'évolution des patients. L'ensemble de ces enjeux liés à l'ICD et à sa prise en charge justifie la mise en place d'une cohorte prospective de suivi longitudinal des patients infectés, permettant d'étudier la clairance digestive de la bactérie en fonction de divers facteurs, notamment le microbiote digestif et la réponse immunitaire muqueuse.

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