Impact de la réduction du débit du dialysat en hémodialyse chronique sur la qualité de la dialyse et l'impact environnemental sur la consommation d'eau
Étude de non-infériorité sur l'efficacité de l'hémodialyse avec des débits de dialysat de 400 mL/min versus 500 mL/min dans une population de patients en hémodialyse chronique. Impact de la réduction du débit du dialysat en hémodialyse chronique sur la qualité de la dialyse et l'impact environnemental sur la consommation d'eau
Promoteur : Assistance Publique Hopitaux De Marseille
Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 18 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.
Texte original (anglais)
Impact of Reducing the Dialysate Flow Rate in Chronic Hemodialysis on Dialysis Quality and Environmental Impact on Water Consumption
Non-inferiority Study on the Efficacy of Hemodialysis With Dialysate Flow Rates of 400 mL/Min Versus 500 mL/Min in a Population of Patients Undergoing Chronic Hemodialysis. Impact of Reducing the Dialysate Flow Rate in Chronic Hemodialysis on Dialysis Quality and Environmental Impact on Water Consumption
In France, 60,000 patients are receiving renal replacement therapy via dialysis in 2022, 90% of whom are on hemodialysis. This technique is based on the principle of exchange across a membrane between the patient's blood and the dialysate. The goal is to purify the patient's blood as effectively as possible by removing all solutes that have accumulated due to kidney failure. The dialysate is produced from municipal water, which is treated through several processes (reverse osmosis, filtration) to produce ultrapure water. Water consumption at the La Conception Hospital center in Marseille, which conducts 37,000 sessions per year (64 hemodialysis stations), is estimated at 120 m³ of water per day, which is discharged into the sewer system after use. In France, this would correspond to an estimated total consumption of nearly one million m³ of drinking water per year. In the context of climate change, which will lead to a reduction in water resources, it is important to rethink all aspects of water consumption. The investigator's reflection is part of a growing awareness of the environmental impact of dialysis within a working group of the Francophone Society of Nephrology, Dialysis, and Transplantation: "Green Dialysis." The quality of clearance depends on blood flow and dialysate flow rate (Qd). The Qd was set at 500 mL/min based on earlier studies that showed this flow rate corresponded to maximum clearance of urea and the main toxic solutes. These studies were conducted at a time when dialysis membranes were less efficient. Today, the investigators use membranes with higher exchange efficiency. Despite this, the investigators have not reevaluated the appropriateness of a Qd of 500 mL/min. The quality criterion in dialysis is a balanced urea Kt/V measurement \>1.2 for a 4-hour session (target set at 1.4 with certain "single-pool" dialysis machine measurement techniques). At the ivnestigator's center, the average urea Kt/V is 1.55 in "single-pool" mode. Reducing the Qd could be done without risk to patients, even if it leads to a decrease in urea Kt/V. A Colombian study with 5 years of follow-up demonstrates patient safety with a Qd of 400 mL/min (vs. 500 mL/min), with no difference in mortality or dialysis efficacy. The study population was not representative of chronic dialysis patients; 10% regained renal function, and the final analysis included only 25 of the 71 patients enrolled.
En France, 60 000 patients bénéficient d'un traitement de suppléance rénale par dialyse en 2022, dont 90 % sont en hémodialyse. Cette technique repose sur le principe d'un échange à travers une membrane entre le sang du patient et le dialysat. L'objectif est d'épurer le sang du patient le plus efficacement possible en éliminant tous les solutés qui se sont accumulés du fait de l'insuffisance rénale. Le dialysat est produit à partir d'eau municipale, traitée par plusieurs procédés (osmose inverse, filtration) afin de produire de l'eau ultrapure. La consommation d'eau du centre hospitalier de la Conception à Marseille, qui réalise 37 000 séances par an (64 postes d'hémodialyse), est estimée à 120 m³ d'eau par jour, rejetés dans le réseau des eaux usées après utilisation. En France, cela correspondrait à une consommation totale estimée à près d'un million de m³ d'eau potable par an. Dans un contexte de changement climatique qui entraînera une réduction des ressources en eau, il est important de repenser tous les aspects de la consommation d'eau. La réflexion des investigateurs s'inscrit dans une prise de conscience croissante de l'impact environnemental de la dialyse, au sein d'un groupe de travail de la Société francophone de néphrologie, dialyse et transplantation : « Dialyse verte ». La qualité de l'épuration dépend du débit sanguin et du débit du dialysat (Qd). Le Qd a été fixé à 500 mL/min sur la base d'études antérieures ayant montré que ce débit correspondait à une clairance maximale de l'urée et des principaux solutés toxiques. Ces études ont été menées à une époque où les membranes de dialyse étaient moins performantes. Aujourd'hui, les investigateurs utilisent des membranes ayant une efficacité d'échange supérieure. Malgré cela, les investigateurs n'ont pas réévalué la pertinence d'un Qd de 500 mL/min. Le critère de qualité en dialyse est une mesure du Kt/V urée équilibré > 1,2 pour une séance de 4 heures (objectif fixé à 1,4 avec certaines techniques de mesure « single-pool » des appareils de dialyse). Dans le centre de l'investigateur, le Kt/V urée moyen est de 1,55 en mode « single-pool ». Réduire le Qd pourrait se faire sans risque pour les patients, même si cela entraîne une diminution du Kt/V urée. Une étude colombienne avec 5 ans de suivi démontre la sécurité des patients avec un Qd de 400 mL/min (contre 500 mL/min), sans différence en termes de mortalité ou d'efficacité de la dialyse. La population de l'étude n'était pas représentative des patients en dialyse chronique ; 10 % ont retrouvé une fonction rénale, et l'analyse finale n'a porté que sur 25 des 71 patients inclus.
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