Impact de la naissance prématurée sur les symptômes d'anxiété et de dépression chez les parents, et sur les précurseurs de la cognition, y compris la cognition sociale, chez leur enfant
Impact de la naissance prématurée sur les symptômes d'anxiété et de dépression chez les parents, et sur les précurseurs de la cognition, y compris la cognition sociale, chez leur enfant
Promoteur : CHU de Reims
Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 18 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.
Texte original (anglais)
Impact of Preterm Birth on Symptoms of Anxiety and Depression in Parents, and on the Precursors of Cognition, Including Social Cognition in Their Child
Impact of Preterm Birth on Symptoms of Anxiety and Depression in Parents, and on the Precursors of Cognition, Including Social Cognition in Their Child
In 2018, the World Health Organization (WHO) counted no less than 15 million preterm births each year worldwide, or more than one in ten children. In recent years, the number of newborns surviving preterm birth has gradually increased due to advances in neonatal medicine. However, these rescues are not without consequences. Indeed, to do so, the child is separated from his parents, placed in a stressful, technical and potentially painful environment. This early separation is compounded by medical co-morbidities and sedations that compromise the child's physiology and availability to interact. Extreme prematurity also disrupts the early interactions between the child and his parents, and eventually the relationships with others. Thus, more than 35% of children born prematurely show insecure attachment behavior in their relationships with others. Moreover, premature births are accompanied by numerous somatic, cognitive and social cognitive difficulties. At school age, these children present more learning, social-emotional and behavioral problems. The greater the degree of prematurity, the more marked these difficulties are. They would be associated with an executive and social cognition deficit, inherent to a globally altered cerebral development, in particular the frontal subcortical cerebral regions. On the parents' side, premature birth is also fraught with consequences. Indeed, the idea of an idealized post-natal period gives way to an anxious, even traumatic experience. Notions of guilt are often expressed, as well as major anxiety about the child's survival and "parenting skills". A higher prevalence of signs of parental anxiety, postnatal depression and post-traumatic stress disorder is observed in mothers of premature infants, even up to 18 months after birth. These psychological states influence the parents' ability to interact with their newborn, as well as the content of these interactions. Finally, both parents and newborns see, for different reasons, their ability to interact and to reassure themselves profoundly disrupted by premature birth. Even if since 2010, prematurity has been identified as a "public health problem" by the WHO, studies on the subject still have limitations. Indeed, if we estimate that the prevalence of anxiety and/or depression signs in mothers of premature babies is on average three times higher than in mothers of full-term babies; what about fathers? It seems fundamental to improve our knowledge of the anxious and depressive symptoms that fathers and mothers of premature babies may display, with the aim of providing comprehensive and multidisciplinary care for families in neonatal intensive care units. Similarly, the exact impact of an increase in parental anxious depressive symptomatology on the precursors of cognitive and social cognitive development is not known. Since the environment and stimulation are fundamental to the child's development, what happens when one or both parents have their interaction modified by anxious-depressive symptomatology? Indeed, the rare studies publishing data on the subject are carried out on populations of parents of non-premature children, often non-French-speaking and above all with tools that are not available to French-speaking practitioners in charge of the early detection of developmental difficulties in premature children. Today, it seems necessary to provide data concerning the development of precursors to cognitive and social cognitive development in preterm infants, and to better understand the extent of its interaction with the anxious depressive symptomatology of the mother and father. The investigators therefore formulate the following hypotheses: * Anxious depressive symptomatology, such as signs of parental anxiety, postnatal depression, and posttraumatic stress disorder, would be higher in mothers and fathers of preterm infants than in mothers and fathers of full-term infants at 7 ± 1 weeks after birth. * The level of development of the prec
En 2018, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dénombrait pas moins de 15 millions de naissances prématurées chaque année dans le monde, soit plus d'un enfant sur dix. Ces dernières années, le nombre de nouveau-nés survivant à une naissance prématurée a progressivement augmenté grâce aux progrès de la médecine néonatale. Cependant, ces sauvetages ne sont pas sans conséquences. En effet, pour ce faire, l'enfant est séparé de ses parents, placé dans un environnement stressant, technique et potentiellement douloureux. Cette séparation précoce s'ajoute à des comorbidités médicales et des sédations qui compromettent la physiologie de l'enfant et sa disponibilité à interagir. La grande prématurité perturbe également les interactions précoces entre l'enfant et ses parents, et à terme les relations avec autrui. Ainsi, plus de 35 % des enfants nés prématurément présentent un comportement d'attachement insécure dans leurs relations avec autrui. De plus, les naissances prématurées s'accompagnent de nombreuses difficultés somatiques, cognitives et de cognition sociale. À l'âge scolaire, ces enfants présentent davantage de problèmes d'apprentissage, socio-émotionnels et comportementaux. Plus le degré de prématurité est important, plus ces difficultés sont marquées. Elles seraient associées à un déficit exécutif et de cognition sociale, inhérent à un développement cérébral globalement altéré, en particulier des régions cérébrales sous-corticales frontales. Du côté des parents, la naissance prématurée n'est pas non plus sans conséquences. En effet, l'idée d'une période post-natale idéalisée cède la place à une expérience anxieuse, voire traumatisante. Des notions de culpabilité sont souvent exprimées, ainsi qu'une anxiété majeure concernant la survie de l'enfant et les « compétences parentales ». Une prévalence plus élevée de signes d'anxiété parentale, de dépression post-natale et de trouble de stress post-traumatique est observée chez les mères de prématurés, et ce jusqu'à 18 mois après la naissance. Ces états psychologiques influencent la capacité des parents à interagir avec leur nouveau-né, ainsi que le contenu de ces interactions. Enfin, tant les parents que les nouveau-nés voient, pour des raisons différentes, leur capacité à interagir et à se rassurer profondément perturbée par la naissance prématurée. Même si, depuis 2010, la prématurité a été identifiée comme un « problème de santé publique » par l'OMS, les études sur le sujet présentent encore des limites. En effet, si l'on estime que la prévalence des signes d'anxiété et/ou de dépression chez les mères de prématurés est en moyenne trois fois plus élevée que chez les mères d'enfants nés à terme, qu'en est-il des pères ? Il paraît fondamental d'améliorer nos connaissances sur les symptômes anxieux et dépressifs que peuvent présenter les pères et les mères de prématurés, dans le but d'assurer une prise en charge globale et pluridisciplinaire des familles en unité de soins intensifs néonatals. De même, l'impact exact d'une augmentation de la symptomatologie anxio-dépressive parentale sur les précurseurs du développement cognitif et de la cognition sociale n'est pas connu. Puisque l'environnement et la stimulation sont fondamentaux pour le développement de l'enfant, que se passe-t-il lorsque l'un des parents ou les deux voient leur interaction modifiée par une symptomatologie anxio-dépressive ? En effet, les rares études publiant des données sur le sujet sont menées sur des populations de parents d'enfants non prématurés, souvent non francophones et surtout avec des outils qui ne sont pas disponibles pour les praticiens francophones chargés du dépistage précoce des difficultés de développement chez les enfants prématurés.
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