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Évaluation des méthodes de dépistage de la dépression réalisées par les infirmiers diplômés d'État chez les patients hémodialysés chroniques

Évaluation des méthodes de dépistage de la dépression réalisées par les infirmiers diplômés d'État chez les patients hémodialysés chroniques

Promoteur : Centre Hospitalier Annecy Genevois

Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 19 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.

Texte original (anglais)

Evaluation of Depression Screening Methods Administered by Registered Nurses in Chronic Hemodialysis Patients

Evaluation of Depression Screening Methods Administered by Registered Nurses in Chronic Hemodialysis Patients

Hemodialysis is a vital replacement therapy for patients with end-stage chronic kidney disease, but it imposes a heavy, demanding, and prolonged management, associated with a significant deterioration in quality of life. Hemodialysis patients are exposed to numerous physical, organizational, and social constraints, including repeated and prolonged sessions at the center, dietary and fluid restrictions, chronic fatigue, and frequent comorbidities. Therefore, depressive disorders in hemodialysis patients represent a major public health issue. The literature reports a high prevalence of depressive symptoms among hemodialysis patients, ranging from 22% to 60%, significantly higher than that observed in the general population. These disorders are associated with a significant deterioration in quality of life, increased hospitalizations, lower therapeutic adherence, an increased risk of suicide, and excess mortality. Despite these important clinical consequences, depressive disorders often remain underdiagnosed in hemodialysis. Current guidelines, including those from the Haute Autorité de Santé (HAS), emphasize the importance of regular quality of life assessments in patients with chronic kidney disease and recommend the use of validated questionnaires. However, they do not formalize a specific operational strategy for screening depressive disorders in routine hemodialysis practice, contributing to their under-evaluation. The gold standard diagnosis of depressive disorders relies on a structured psychiatric interview, which is difficult to reconcile with the organizational constraints of dialysis centers. Standardized self-assessment tools, such as the Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS), particularly its depression subscale (HADS-D), have been widely used. The HADS-D has the advantage of excluding somatic symptoms and has been validated in hemodialysis patients. However, self-assessment relies on the patient's ability to express their subjective experience. Thus, the self-administration of standardized questionnaires in these patients is often challenging due to their age, comorbidities, fatigue, and functional limitations, often necessitating the intervention of healthcare staff. In contrast, registered nurses (IDE) working in hemodialysis possess longitudinal clinical knowledge of patients, acquired over repeated sessions, which can serve as a relevant lever for rapid and standardized screening of depressive symptoms. To date, the diagnostic performance of structured nursing hetero-evaluation remains poorly documented. The IDE-3D study aims to evaluate the ability of nurses to identify depressive symptoms in hemodialysis patients using structured tools, comparing the nursing hetero-evaluation of the HADS-D with the self-assessment conducted by the patient. It is part of a pragmatic approach aimed at improving the screening of depressive disorders in hemodialysis, structuring the care pathway, and enhancing the integration of mental health into the overall management of hemodialysis patients.

L'hémodialyse est un traitement de suppléance vital pour les patients atteints d'insuffisance rénale chronique terminale, mais elle impose une prise en charge lourde, contraignante et prolongée, associée à une dégradation importante de la qualité de vie. Les patients hémodialysés sont exposés à de nombreuses contraintes physiques, organisationnelles et sociales, notamment des séances répétées et prolongées au centre, des restrictions alimentaires et hydriques, une fatigue chronique et des comorbidités fréquentes. Les troubles dépressifs chez les patients hémodialysés constituent donc un enjeu majeur de santé publique. La littérature rapporte une prévalence élevée des symptômes dépressifs chez les patients hémodialysés, allant de 22 % à 60 %, nettement supérieure à celle observée dans la population générale. Ces troubles sont associés à une dégradation importante de la qualité de vie, à une augmentation des hospitalisations, à une moindre observance thérapeutique, à un risque accru de suicide et à une surmortalité. Malgré ces conséquences cliniques importantes, les troubles dépressifs restent souvent sous-diagnostiqués en hémodialyse. Les recommandations actuelles, notamment celles de la Haute Autorité de Santé (HAS), soulignent l'importance d'évaluations régulières de la qualité de vie chez les patients atteints de maladie rénale chronique et recommandent l'utilisation de questionnaires validés. Cependant, elles ne formalisent pas de stratégie opérationnelle spécifique pour le dépistage des troubles dépressifs en pratique courante en hémodialyse, ce qui contribue à leur sous-évaluation. Le diagnostic de référence des troubles dépressifs repose sur un entretien psychiatrique structuré, difficilement conciliable avec les contraintes organisationnelles des centres de dialyse. Des outils d'auto-évaluation standardisés, tels que la Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS), en particulier sa sous-échelle de dépression (HADS-D), ont été largement utilisés. La HADS-D présente l'avantage d'exclure les symptômes somatiques et a été validée chez les patients hémodialysés. Cependant, l'auto-évaluation repose sur la capacité du patient à exprimer son vécu subjectif. Ainsi, l'auto-administration de questionnaires standardisés chez ces patients est souvent difficile en raison de leur âge, de leurs comorbidités, de leur fatigue et de leurs limitations fonctionnelles, nécessitant souvent l'intervention du personnel soignant. À l'inverse, les infirmiers diplômés d'État (IDE) exerçant en hémodialyse possèdent une connaissance clinique longitudinale des patients, acquise au fil des séances répétées, qui peut constituer un levier pertinent pour un dépistage rapide et standardisé des symptômes dépressifs. À ce jour, la performance diagnostique de l'hétéro-évaluation infirmière structurée reste peu documentée. L'étude IDE-3D vise à évaluer la capacité des infirmiers à identifier les symptômes dépressifs chez les patients hémodialysés à l'aide d'outils structurés, en comparant l'hétéro-évaluation infirmière de la HADS-D à l'auto-évaluation réalisée par le patient. Elle s'inscrit dans une démarche pragmatique visant à améliorer le dépistage des troubles dépressifs en hémodialyse, à structurer le parcours de soins et à renforcer l'intégration de la santé mentale dans la prise en charge globale des patients hémodialysés.

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