Évaluation de l’incidence des troubles psychiatriques en fonction des pratiques de prescription des antiépileptiques de première ligne : utilisation des bases de données de l’Assurance Maladie
Évaluation de l’incidence des troubles psychiatriques en fonction des pratiques de prescription des antiépileptiques de première ligne : utilisation des bases de données de l’Assurance Maladie
Promoteur : Assistance Publique - Hôpitaux de Paris
Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 18 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.
Texte original (anglais)
Evaluation of the Incidence of Psychiatric Disorders As a Function of First-line Antiepileptic Drug Prescribing Practices: Use of Assurance Maladie Databases
Evaluation of the Incidence of Psychiatric Disorders As a Function of First-line Antiepileptic Drug Prescribing Practices: Use of Assurance Maladie Databases
An estimated 600,000 people suffer from epilepsy in France, with a prevalence of around 0.6%. The disease and its associated co-morbidities, particularly psychiatric, have a detrimental effect on the patient's quality of life. Recommendations for the management of epilepsy are based primarily on antiepileptic drug treatment. Therapeutic recommendations for this management have a limited level of evidence (usually grade C or expert agreement), with very few high-level evidence recommendations (grade A or B). In the first instance, monotherapy with progressive doses is recommended to avoid adverse effects at the start of treatment, notably sedation and dizziness. Levetiracetam is one of the most widely prescribed antiepileptic drugs, thanks to its broad spectrum of antiepileptic activity and its reputedly favorable safety profile. In practice, however, this drug is associated with sometimes severe psychobehavioral side effects, including irritability and insomnia, as well as psychiatric side effects such as manic episodes, depressive episodes and suicidal crises. These psycho-behavioral and psychiatric episodes are described in the literature in cohorts of patients monitored in expert centers. In contrast, there are few published data on a population scale in primary care. Moreover, the risk factors for psychobehavioral and psychiatric episodes on levotetracetam are insufficiently known, and there are few data in terms of impact on the safety of the care pathway. In addition to the development of psychiatric comorbidities, potential negative impacts on the patient's care pathway include interruptions in anti-epileptic treatment with the risk of therapeutic failure, increased healthcare consumption and, ultimately, a deterioration in the patient's quality of life. As these psychiatric side-effects are not well known to the majority of general practitioners, who are the main primary prescribers of antiepileptic drugs, we can hypothesize that there are many patients for whom these psychiatric disorders are not attributed to the antiepileptic treatment, and that the latter is not modified, negatively impacting the safety of the care pathway. It is for this reason that the latest HAS report of March 23, 2023 recommends that the initiation of the first treatment be carried out on the recommendation of a neurologist. The main objective is to estimate, among patients with no psychiatric history, the risk of developing psychiatric disorders in the year following initiation of 1st-line antiepileptic treatment, as a function of (i) the treatment prescribed in 1st line and (ii) the sequence of treatments, i.e. the sequence of different antiepileptic treatments. It is a retrospective cohort on medico-administrative databases. The inclusion period is January 1, 2016 - December 31, 2023 and all adult patients (age ≥ 18 years), affiliated to the social security system with a first reimbursement of antiepileptic treatment is included.
On estime à 600 000 le nombre de personnes souffrant d’épilepsie en France, avec une prévalence d’environ 0,6 %. La maladie et ses comorbidités associées, en particulier psychiatriques, ont un effet néfaste sur la qualité de vie du patient. Les recommandations relatives à la prise en charge de l’épilepsie reposent principalement sur le traitement par antiépileptiques. Les recommandations thérapeutiques pour cette prise en charge présentent un niveau de preuve limité (généralement de grade C ou avis d’experts), avec très peu de recommandations de haut niveau de preuve (grade A ou B). En première intention, une monothérapie à doses progressives est recommandée afin d’éviter les effets indésirables en début de traitement, notamment la sédation et les vertiges. Le lévétiracétam est l’un des antiépileptiques les plus largement prescrits, en raison de son large spectre d’activité antiépileptique et de son profil de sécurité réputé favorable. En pratique, cependant, ce médicament est associé à des effets secondaires psycho-comportementaux parfois sévères, notamment de l’irritabilité et des insomnies, ainsi qu’à des effets secondaires psychiatriques tels que des épisodes maniaques, des épisodes dépressifs et des crises suicidaires. Ces épisodes psycho-comportementaux et psychiatriques sont décrits dans la littérature au sein de cohortes de patients suivis en centres experts. En revanche, il existe peu de données publiées à l’échelle d’une population en soins primaires. De plus, les facteurs de risque d’épisodes psycho-comportementaux et psychiatriques sous lévétiracétam sont insuffisamment connus, et il existe peu de données sur leur impact en termes de sécurité du parcours de soins. Outre le développement de comorbidités psychiatriques, les impacts négatifs potentiels sur le parcours de soins du patient comprennent des interruptions du traitement antiépileptique avec un risque d’échec thérapeutique, une augmentation du recours aux soins et, à terme, une dégradation de la qualité de vie du patient. Ces effets secondaires psychiatriques étant peu connus de la majorité des médecins généralistes, qui sont les principaux prescripteurs de première intention des antiépileptiques, on peut supposer qu’il existe de nombreux patients chez qui ces troubles psychiatriques ne sont pas attribués au traitement antiépileptique, et que celui-ci n’est donc pas modifié, ce qui affecte négativement la sécurité du parcours de soins. C’est pour cette raison que le dernier rapport de la HAS, en date du 23 mars 2023, recommande que l’instauration du premier traitement soit réalisée sur avis d’un neurologue. L’objectif principal est d’estimer, chez des patients sans antécédent psychiatrique, le risque de développer des troubles psychiatriques au cours de l’année suivant l’instauration du traitement antiépileptique de première ligne, en fonction (i) du traitement prescrit en première ligne et (ii) de la séquence de traitements, c’est-à-dire de l’enchaînement des différents traitements antiépileptiques. Il s’agit d’une cohorte rétrospective constituée à partir de bases de données médico-administratives. La période d’inclusion s’étend du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2023, et tous les patients adultes (âgés de 18 ans ou plus), affiliés au régime de sécurité sociale et ayant fait l’objet d’un premier remboursement de traitement antiépileptique, sont inclus.
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