Étude pilote sur l'utilisation de la vidéolaryngoscopie en milieu préhospitalier
Étude pilote sur l'utilisation de la vidéolaryngoscopie en milieu préhospitalier : évaluation du taux de succès de l'intubation dès la première tentative, en mettant en évidence les critères spécifiques au patient, au praticien et à l'environnement susceptibles d'influencer ce taux.
Promoteur : Centre Hospitalier de Valenciennes
Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 14 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.
Texte original (anglais)
Pilot Study on the Use of Video Laryngoscopy in Pre-hospital Settings
Pilot Study on the Use of Video Laryngoscopy in Pre-hospital Settings: Evaluation of the Success Rate of Intubation on the First Attempt, Highlighting Criteria Specific to the Patient, the Practitioner and the Environment That May Influence This Rate.
Management of the upper airways is an essential skill in pre-hospital medicine in order to protect the respiratory tract and optimise ventilation and oxygenation. Orotracheal intubation remains the gold standard method in this context. In France, approximately 8% of primary SMUR interventions require intubation, representing 40,000 to 50,000 procedures per year, 30 to 40% of which are performed on patients in cardiorespiratory arrest. Despite an overall success rate of nearly 99%, 8 to 15% of intubations are considered difficult and the success rate on the first attempt is only 77.8%. Difficult intubations expose patients to significant complications, including desaturation (nearly 50% of cases), haemodynamic disorders and, more rarely, cardiopulmonary arrest (3% of cases). Pre-hospital conditions (environment, access to the patient, trauma, secretions, etc.) increase these risks. As a result, recent recommendations now consider any emergency intubation outside the operating theatre to be potentially difficult. The introduction of video laryngoscopy represents a major technological advance. Its superiority has been demonstrated in hospital settings, particularly for difficult intubations, and it is now recommended as the first-line treatment in this context. However, unlike in the United States, where several studies suggest that it is safer and more effective than direct laryngoscopy, there are no specific recommendations or French studies concerning its use in pre-hospital medicine. Given these factors and the lack of national data, it seems appropriate to conduct an exploratory French study to assess the place, effectiveness, benefits and constraints of video laryngoscopy in a pre-hospital setting. Investigator hypothesises that the success rate for the first attempt at intubation using video laryngoscopy will be 74%.
La prise en charge des voies aériennes supérieures est une compétence essentielle en médecine préhospitalière afin de protéger les voies respiratoires et d'optimiser la ventilation et l'oxygénation. L'intubation orotrachéale demeure la méthode de référence dans ce contexte. En France, environ 8 % des interventions primaires du SMUR nécessitent une intubation, représentant 40 000 à 50 000 gestes par an, dont 30 à 40 % sont réalisés chez des patients en arrêt cardiorespiratoire. Malgré un taux de succès global proche de 99 %, 8 à 15 % des intubations sont considérées comme difficiles, et le taux de succès dès la première tentative n'est que de 77,8 %. Les intubations difficiles exposent les patients à des complications importantes, notamment la désaturation (près de 50 % des cas), des troubles hémodynamiques et, plus rarement, un arrêt cardiorespiratoire (3 % des cas). Les conditions préhospitalières (environnement, accès au patient, traumatisme, sécrétions, etc.) augmentent ces risques. Par conséquent, les recommandations récentes considèrent désormais toute intubation en urgence en dehors du bloc opératoire comme potentiellement difficile. L'introduction de la vidéolaryngoscopie représente une avancée technologique majeure. Sa supériorité a été démontrée en milieu hospitalier, notamment pour les intubations difficiles, et elle est désormais recommandée en première intention dans ce contexte. Cependant, contrairement aux États-Unis, où plusieurs études suggèrent qu'elle est plus sûre et plus efficace que la laryngoscopie directe, il n'existe pas de recommandations spécifiques ni d'études françaises concernant son utilisation en médecine préhospitalière. Compte tenu de ces éléments et de l'absence de données nationales, il semble pertinent de mener une étude exploratoire française afin d'évaluer la place, l'efficacité, les bénéfices et les contraintes de la vidéolaryngoscopie en milieu préhospitalier. L'investigateur émet l'hypothèse que le taux de succès dès la première tentative d'intubation à l'aide de la vidéolaryngoscopie sera de 74 %.
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