Étude en imagerie par résonance magnétique fonctionnelle du contrôle inhibiteur dans le trouble bipolaire et le trouble dépressif majeur
Caractérisation neurofonctionnelle du contrôle inhibiteur dans le trouble bipolaire et le trouble dépressif majeur
Promoteur : CHU de Reims
Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 14 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.
Texte original (anglais)
Functional Magnetic Resonance Imaging Study of Inhibitory Control in Bipolar Disorder and Major Depressive Disorder
Neurofunctional Characterization of Inhibitory Control in Bipolar Disorder and Major Depressive Disorder
Bipolar disorder and unipolar depressive disorder are two chronic mood disorders associated with a significant social impact, even during euthymic phases. Their differential diagnosis remains complex, particularly when bipolar disorder begins with a depressive episode. Identifying distinctive markers between these pathologies therefore represents a major clinical and economic challenge, as appropriate mood-stabilizing treatment can reduce healthcare costs and improve patients' functional outcomes. Among potential biomarkers, executive functions-and more specifically inhibition-have received particular attention. Inhibitory deficits are observed in both disorders, including during euthymic states, and also among first-degree relatives, suggesting their potential as cognitive and cerebral endophenotypes. These deficits may help explain the difficulties in emotion regulation and impulsivity frequently observed in mood disorders. Two components of inhibition are distinguished: 1. Behavioral inhibition, which refers to the ability to stop an ongoing response. 2. Interference control, which refers to the ability to resist distraction. These processes rely on partially distinct neural networks and operate at different stages of information processing. The few studies comparing these two components in bipolar disorder have shown contradictory results, and neuroimaging investigations have only partially explored these mechanisms, particularly their emotional dimension. It is, however, well established that patients with bipolar or depressive disorders show greater difficulties in executive tasks involving emotional stimuli than in purely cognitive tasks. The study is expected to reveal: * Differences in brain activation between euthymic bipolar and unipolar depressive patients in regions involved in inhibitory control, modulated by the emotional content of the task. * Distinct cognitive performance profiles according to pathology, reflecting specific alterations in inhibitory and interference processes. These findings should provide a better understanding of the differential neurocognitive bases of mood disorders. Identifying specific cognitive and neural profiles could contribute to more accurate differential diagnosis and to the personalization of therapeutic interventions, particularly through cognitive remediation strategies targeting executive and emotional deficits.
Le trouble bipolaire et le trouble dépressif unipolaire sont deux troubles de l'humeur chroniques associés à un impact social important, y compris pendant les phases euthymiques. Leur diagnostic différentiel demeure complexe, en particulier lorsque le trouble bipolaire débute par un épisode dépressif. L'identification de marqueurs distinctifs entre ces pathologies représente donc un enjeu clinique et économique majeur, car un traitement thymorégulateur adapté peut réduire les coûts de santé et améliorer le devenir fonctionnel des patients. Parmi les biomarqueurs potentiels, les fonctions exécutives - et plus particulièrement l'inhibition - ont fait l'objet d'une attention particulière. Des déficits inhibiteurs sont observés dans les deux troubles, y compris pendant les états euthymiques, ainsi que chez les apparentés au premier degré, suggérant leur potentiel en tant qu'endophénotypes cognitifs et cérébraux. Ces déficits pourraient contribuer à expliquer les difficultés de régulation émotionnelle et l'impulsivité fréquemment observées dans les troubles de l'humeur. Deux composantes de l'inhibition sont distinguées : 1. L'inhibition comportementale, qui renvoie à la capacité d'arrêter une réponse en cours. 2. Le contrôle de l'interférence, qui renvoie à la capacité de résister à la distraction. Ces processus reposent sur des réseaux neuronaux partiellement distincts et interviennent à différentes étapes du traitement de l'information. Les rares études comparant ces deux composantes dans le trouble bipolaire ont montré des résultats contradictoires, et les investigations en neuro-imagerie n'ont exploré que partiellement ces mécanismes, en particulier leur dimension émotionnelle. Il est cependant bien établi que les patients atteints de troubles bipolaires ou dépressifs présentent des difficultés plus importantes dans les tâches exécutives impliquant des stimuli émotionnels que dans des tâches purement cognitives. L'étude devrait révéler : * Des différences d'activation cérébrale entre patients bipolaires et dépressifs unipolaires euthymiques dans les régions impliquées dans le contrôle inhibiteur, modulées par le contenu émotionnel de la tâche. * Des profils de performance cognitive distincts selon la pathologie, reflétant des altérations spécifiques des processus inhibiteurs et d'interférence. Ces résultats devraient permettre une meilleure compréhension des bases neurocognitives différentielles des troubles de l'humeur. L'identification de profils cognitifs et neuronaux spécifiques pourrait contribuer à un diagnostic différentiel plus précis et à la personnalisation des interventions thérapeutiques, notamment par des stratégies de remédiation cognitive ciblant les déficits exécutifs et émotionnels.
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