Étude des capacités mnésiques chez les patients présentant un trouble de la conscience
Étude des capacités mnésiques chez les patients présentant un trouble de la conscience - MemoDoC
Promoteur : Assistance Publique - Hôpitaux de Paris
Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 19 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.
Texte original (anglais)
Investigation of Mnesic Capacities in Patients With a Disorder of Consciousness
Investigation of Mnesic Capacities in Patients With a Disorder of Consciousness - MemoDoC
Following severe brain damage, some individuals lose partial or total awareness of themselves and their environment, falling into a coma that can evolve towards a Disorder of Consciousness (DoC). Accurately diagnosing the depth of consciousness alteration, and thus characterizing the patient's residual state of consciousness, is a real medical challenge, yet crucial for establishing a neurological prognosis, predicting cognitive outcome, and guiding medical decisions. Clinicians attempt to classify DoC patients into different global states (e.g. coma, Unresponsive Wakefulness Syndrome (UWS), Minimally Conscious State (MCS)) depending on their residual level of arousal and awareness. In recent years, the improvement of diagnostic tools and the use of a multimodal approach combining clinical, neurophysiological and neuroimaging examinations, have greatly refined this assessment and revealed the existence of possible discrepancies between clinical observation (e.g. poor consciousness state like UWS) and brain activity (richer, MCS+ type, or even conscious) so-called Cognitive-Motor Dissociation, making it essential to search for any 'hidden cognition' not revealed by the clinical behavioral examination. It is therefore essential to have tools that can not only probe consciousness level, but also provide a detailed profile of patients' residual cognitive abilities - such as language, attention or memory - which are essential dimmensions of conscious experience and shape waking cognitive life. This could crucially improve the neurological diagnostic and prognostic' accuracy of these disorders, as well as allowing to infer the eventual subjective experience of these patients. Indeed, The investigator still know very little about the possible conscious 'contents' involved in these states. What does the possible 'mental life' of DoC patients look like? A multidimensional exploration of their cognition is needed, requiring the development of innovative methods capable of probing cognitive functions in the absence of any communication with the patient. Thus, the general aim of this study lies in the development of tools for the cognitive exploration of DoC patients and their application at patients' bedside in the Intensive Care Unit (ICU). We're particularly interested in assessing memory capacities in these patients, as exploration of memory has immediate clinical implications, since memory encoding during DoC could impact patients' quality of life and be implicated in the occurrence of post-traumatic stress disorder (PTSD) in case of consciousness recovery. More specifically, the investigator want to tackle the following questions: Are patients suffering from a DoC able to form, consolidate and retrieve new memories (anterograde memory)? Are they able to recall memories from their 'past life' (retrograde memory)? Previous research suggests that some DoC patients retain the ability to reactivate old autobiographical memory traces, and to present automatic short-term sensory memory processes, or residual working memory. Nevertheless, DoC patients' memory abilities have been little studied to date, despite their clinical relevance. The investigator postulate that memory could be differentially preserved between different clinical states of DoC such as UWS and MCS. At the group level, we expect MCS patients to have better learning and memory retrieval abilities than UWS patients. The investigator therefore expect memory functions to be affected by brain lesions and, consequently, by consciousness alteration, although the invenvisage the preservation of unconscious memory processes (e.g. in non-declarative memory subtypes such as perceptual memory) in UWS patients. We hypothesize that the presence of robust markers of memory processes will vary, at the single-patient level, according to the types and stages of memory tested, informing the cognitive profile of the patient suffering from a DoC. By providing information on the potential pres
À la suite de lésions cérébrales sévères, certaines personnes perdent partiellement ou totalement conscience d'elles-mêmes et de leur environnement, sombrant dans un coma pouvant évoluer vers un trouble de la conscience (DoC). Diagnostiquer avec précision la profondeur de l'altération de la conscience, et donc caractériser l'état de conscience résiduel du patient, constitue un véritable défi médical, pourtant crucial pour établir un pronostic neurologique, prédire l'évolution cognitive et orienter les décisions médicales. Les cliniciens s'efforcent de classer les patients présentant un DoC selon différents états globaux (par exemple coma, syndrome d'éveil non répondant (UWS), état de conscience minimale (MCS)) en fonction de leur niveau résiduel d'éveil et de conscience. Ces dernières années, l'amélioration des outils diagnostiques et le recours à une approche multimodale associant examens cliniques, neurophysiologiques et de neuro-imagerie ont grandement affiné cette évaluation et révélé l'existence de possibles discordances entre l'observation clinique (par exemple un état de conscience pauvre de type UWS) et l'activité cérébrale (plus riche, de type MCS+, voire conscient), appelées dissociation cognitivo-motrice, rendant essentielle la recherche de toute « cognition cachée » non révélée par l'examen comportemental clinique. Il est donc essentiel de disposer d'outils capables non seulement de sonder le niveau de conscience, mais aussi de fournir un profil détaillé des capacités cognitives résiduelles des patients - telles que le langage, l'attention ou la mémoire - qui constituent des dimensions essentielles de l'expérience consciente et façonnent la vie cognitive à l'état d'éveil. Cela pourrait améliorer de façon déterminante la précision diagnostique et pronostique de ces troubles, tout en permettant d'inférer l'éventuelle expérience subjective de ces patients. En effet, l'investigateur ne sait encore que très peu de choses sur les « contenus » conscients éventuellement impliqués dans ces états. À quoi pourrait ressembler la « vie mentale » possible des patients atteints de DoC ? Une exploration multidimensionnelle de leur cognition est nécessaire, ce qui requiert le développement de méthodes innovantes capables de sonder les fonctions cognitives en l'absence de toute communication avec le patient. Ainsi, l'objectif général de cette étude réside dans le développement d'outils pour l'exploration cognitive des patients atteints de DoC et leur application au chevet des patients en unité de soins intensifs (USI). L'étude s'intéresse tout particulièrement à l'évaluation des capacités mnésiques chez ces patients, car l'exploration de la mémoire a des implications cliniques immédiates, l'encodage mnésique pendant le DoC pouvant avoir un impact sur la qualité de vie des patients et être impliqué dans la survenue d'un trouble de stress post-traumatique (TSPT) en cas de récupération de la conscience. Plus précisément, l'investigateur souhaite aborder les questions suivantes : les patients souffrant d'un DoC sont-ils capables de former, de consolider et de récupérer de nouveaux souvenirs (mémoire antérograde) ? Sont-ils capables de se remémorer des souvenirs de leur « vie passée » (mémoire rétrograde) ? Des recherches antérieures suggèrent que certains patients atteints de DoC conservent la capacité de réactiver d'anciennes traces mnésiques autobiographiques et de présenter des processus mnésiques sensoriels automatiques à court terme, ou une mémoire de travail résiduelle. Néanmoins, les capacités mnésiques des patients atteints de DoC ont été peu étudiées à ce jour, malgré leur pertinence clinique. L'investigateur postule que la mémoire pourrait être préservée de façon différentielle selon les différents états cliniques de DoC tels que l'UWS et le MCS. Au niveau du groupe, il est attendu que les patients en MCS présentent de meilleures capacités d'apprentissage et de récupération mnésique que les patients en UWS.
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