Efficacité d'une antibiothérapie de 7 jours par rapport à 14 jours pour la pyélonéphrite aiguë chez les receveurs de greffe rénale, un essai multicentrique randomisé de non-infériorité.
Efficacité d'une antibiothérapie de 7 jours par rapport à 14 jours pour la pyélonéphrite aiguë chez les receveurs de greffe rénale, un essai multicentrique randomisé de non-infériorité.
Promoteur : Assistance Publique - Hôpitaux de Paris
Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 18 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.
Texte original (anglais)
Efficacy of 7 Days Versus 14 Days of Antibiotic Therapy for Acute Pyelonephritis in Kidney Transplant Recipients, a Multicentre Randomized Non-inferiority Trial.
Efficacy of 7 Days Versus 14 Days of Antibiotic Therapy for Acute Pyelonephritis in Kidney Transplant Recipients, a Multicentre Randomized Non-inferiority Trial.
Infections are a major cause of morbidity and mortality in solid organ transplant recipients. In kidney transplant recipients (KTR) urinary tract infection (UTI) represent 45-72% of all infections, and 30% of all hospitalizations for sepsis. Acute transplant pyelonephritis are the most common complications occurring in more than 20% of patients, mainly in the first year after transplantation. They are associated with an increased risk of acute kidney rejection and long-term kidney graft dysfunction. Gram-negative bacteria, mainly E. coli, account for more than 70% of UTI in KTR. As those infections are favoured by urinary tract modifications/defects and immunosuppression, they are often recurrent and necessitate repeated courses of antibiotics. Selective pressure due to antibiotic consumption, along with frequent hospital admissions and immunosuppression, are well known risk factors for the development of antibiotic resistant infections. Multidrug (MDR)- or extensively (XDR)- drug resistant Enterobacteriaceae including ESBL- or carbapenemase-producing organisms, are thus increasingly observed in transplant units and represent a global threat as very few new antibiotics are expected in the next decade. One main strategy to limit antimicrobial resistance is to reduce the duration of antibiotic treatment. A 7 day-course is recommended for simple acute pyelonephritis (APN) treated with fluoroquinolones or parenteral B-lactams, prolonged up to 10 or 14 days in the presence of underlying disease at risk of complications. Most KT teams treat patients between 14-21 days as recommended by American guidelines. However, the need to extend treatment duration in immunosuppressed patients is a poorly defined concept and the optimal duration of treatment for APN in KTR is not known as these patients are excluded from most studies. As there is an urgent need to reduce antibiotic consumption in this population at high risk of developing infections due to resistant pathogens, the hypothesis is that a 7 day-treatment is sufficient to cure APN with good clinical response after 48h of treatment in KTR and is as effective as 14 days.
Les infections constituent une cause majeure de morbidité et de mortalité chez les receveurs de greffe d'organe solide. Chez les receveurs de greffe rénale (RGR), les infections urinaires représentent 45 à 72 % de toutes les infections, et 30 % de l'ensemble des hospitalisations pour sepsis. Les pyélonéphrites aiguës du greffon sont les complications les plus fréquentes, survenant chez plus de 20 % des patients, principalement au cours de la première année suivant la transplantation. Elles sont associées à un risque accru de rejet aigu et de dysfonction du greffon rénal à long terme. Les bactéries à Gram négatif, principalement E. coli, sont responsables de plus de 70 % des infections urinaires chez les RGR. Ces infections étant favorisées par des modifications/anomalies des voies urinaires et par l'immunosuppression, elles sont souvent récidivantes et nécessitent des cures répétées d'antibiotiques. La pression de sélection liée à la consommation d'antibiotiques, associée à des hospitalisations fréquentes et à l'immunosuppression, constitue un facteur de risque bien connu de développement d'infections résistantes aux antibiotiques. Les entérobactéries multirésistantes (MDR) ou hautement résistantes (XDR), y compris les organismes producteurs de BLSE ou de carbapénémases, sont ainsi de plus en plus observées dans les services de transplantation et représentent une menace mondiale, très peu de nouveaux antibiotiques étant attendus au cours de la prochaine décennie. Une des principales stratégies pour limiter la résistance aux antimicrobiens consiste à réduire la durée du traitement antibiotique. Une cure de 7 jours est recommandée pour la pyélonéphrite aiguë (PNA) simple traitée par fluoroquinolones ou bêta-lactamines parentérales, prolongée jusqu'à 10 ou 14 jours en présence d'une maladie sous-jacente à risque de complications. La plupart des équipes de transplantation traitent les patients entre 14 et 21 jours, comme le recommandent les référentiels américains. Cependant, la nécessité de prolonger la durée du traitement chez les patients immunodéprimés est un concept mal défini, et la durée optimale du traitement de la PNA chez les RGR n'est pas connue, ces patients étant exclus de la plupart des études. Étant donné le besoin urgent de réduire la consommation d'antibiotiques dans cette population à haut risque de développer des infections à agents pathogènes résistants, l'hypothèse est qu'un traitement de 7 jours suffit à guérir la PNA, avec une bonne réponse clinique après 48 heures de traitement chez les RGR, et qu'il est aussi efficace qu'un traitement de 14 jours.
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