Dépistage du diabète chez les patients sous corticothérapie au long cours
Dépistage du diabète chez les patients sous corticothérapie au long cours
Promoteur : Centre Hospitalier Universitaire Dijon
Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 15 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.
Texte original (anglais)
Diabetes Screening in Patients on Long-Term Glucocorticoid Therapy
Diabetes Screening in Patients on Long-Term Glucocorticoid Therapy
Glucocorticoids are widely prescribed in the treatment of many inflammatory, autoimmune or allergic diseases, but also in transplant patients or patients with malignant hematological diseases (leukaemia, lymphoma, myeloma, etc.). They have many side effects, including effects on carbohydrate metabolism. Corticosteroids are diabetogenic because they disrupt pancreatic insulin secretion and decrease the insulin sensitivity of target tissues (liver, muscle, adipose tissue). The use of glucocorticoids may lead to the development of corticosteroid-induced diabetes in non-diabetic patients. Corticosteroid-induced diabetes is frequently found in clinical practice. Incidence figures for corticosteroid-induced diabetes vary widely. Case-control studies show odds ratios of corticosteroid-induced diabetes onset ranging from 1.36 and 2.23. In two of these studies, the diagnostic criterion was the prescription of a hypoglycemic treatment. Smaller studies, retrospective or prospective, show incidence rates of corticosteroid-induced diabetes ranging from 8.8 to 52%. This difference in incidence rates is explained by the different glucocorticoid doses, glucocorticoid durations, conditions requiring glucocorticoid therapy, and diagnostic criteria for corticosteroid-induced diabetes that vary from study to study. In kidney transplantation, diabetes concerns 16% of patients before the age of 40, and up to 52% after the age of 50. The diagnostic criteria used in the literature are often fasting and post prandial glycemia. The differences in incidence rates found with these two diagnostic methods can be explained by the pharmacokinetics of glucocorticoids. The main glucocorticoids prescribed have a duration of action of 12 to 16 hours. As they are generally prescribed in the morning as a single daily dose, fasting morning blood glucose levels are often normal while postprandial blood glucose levels are increased. This observation has been presented in 2 studies. However, the 2 diagnostic criteria were not statistically compared in these studies. While according to the American Diabetes Association, the 3 criteria used to diagnose diabetes are fasting glycemia, glycemia 2 hours after an oral glucose load of 75 g and glycated hemoglobin, these last 2 diagnostic criteria are, to the investigator's knowledge, not used in the scientific literature to screen for corticosteroid-induced diabetes. In current practice, the diagnostic criteria used are disparate. To date, there are no studies that have determined which diagnostic criterion is the most effective in screening for corticosteroid-induced diabetes. The current recommendations recommend early diagnosis and treatment in order to achieve satisfactory glycemic control as quickly as possible. These recommendations have been shown to be effective in reducing the risk of degenerative complications of diabetes, but it is important to screen for corticosteroid-induced diabetes with the most relevant diagnostic criterion in order to optimise its management.
Les glucocorticoïdes sont largement prescrits dans le traitement de nombreuses maladies inflammatoires, auto-immunes ou allergiques, mais également chez les patients transplantés ou atteints d'hémopathies malignes (leucémie, lymphome, myélome, etc.). Ils présentent de nombreux effets secondaires, notamment sur le métabolisme glucidique. Les corticoïdes sont diabétogènes car ils perturbent la sécrétion pancréatique d'insuline et diminuent la sensibilité à l'insuline des tissus cibles (foie, muscle, tissu adipeux). L'utilisation de glucocorticoïdes peut entraîner l'apparition d'un diabète cortico-induit chez des patients non diabétiques. Le diabète cortico-induit est fréquemment observé en pratique clinique. Les chiffres d'incidence du diabète cortico-induit varient considérablement. Des études cas-témoins montrent des odds ratios de survenue de diabète cortico-induit allant de 1,36 à 2,23. Dans deux de ces études, le critère diagnostique était la prescription d'un traitement hypoglycémiant. Des études de plus petite taille, rétrospectives ou prospectives, montrent des taux d'incidence de diabète cortico-induit allant de 8,8 à 52 %. Cette différence des taux d'incidence s'explique par les différentes doses de glucocorticoïdes, les durées de corticothérapie, les pathologies nécessitant un traitement par glucocorticoïdes, et les critères diagnostiques du diabète cortico-induit, qui varient d'une étude à l'autre. En transplantation rénale, le diabète concerne 16 % des patients avant 40 ans, et jusqu'à 52 % après 50 ans. Les critères diagnostiques utilisés dans la littérature sont souvent la glycémie à jeun et la glycémie postprandiale. Les différences de taux d'incidence observées avec ces deux méthodes diagnostiques peuvent s'expliquer par la pharmacocinétique des glucocorticoïdes. Les principaux glucocorticoïdes prescrits ont une durée d'action de 12 à 16 heures. Comme ils sont généralement prescrits le matin en une seule prise quotidienne, la glycémie à jeun matinale est souvent normale, tandis que la glycémie postprandiale est augmentée. Cette observation a été rapportée dans 2 études. Cependant, les 2 critères diagnostiques n'ont pas été comparés statistiquement dans ces études. Or, selon l'American Diabetes Association, les 3 critères utilisés pour diagnostiquer le diabète sont la glycémie à jeun, la glycémie 2 heures après une charge orale de 75 g de glucose et l'hémoglobine glyquée ; ces 2 derniers critères diagnostiques ne sont, à la connaissance de l'investigateur, pas utilisés dans la littérature scientifique pour dépister le diabète cortico-induit. En pratique courante, les critères diagnostiques utilisés sont disparates. À ce jour, aucune étude n'a déterminé quel critère diagnostique est le plus efficace pour dépister le diabète cortico-induit. Les recommandations actuelles préconisent un diagnostic et un traitement précoces afin d'obtenir un contrôle glycémique satisfaisant le plus rapidement possible. Ces recommandations ont montré leur efficacité pour réduire le risque de complications dégénératives du diabète, mais il est important de dépister le diabète cortico-induit avec le critère diagnostique le plus pertinent afin d'optimiser sa prise en charge.
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