Dépense énergétique et fonction neuromusculaire chez de jeunes femmes adultes à corpulence naturellement mince (LeanErgy)
Dépense énergétique et fonction neuromusculaire chez de jeunes femmes adultes à corpulence naturellement mince (LeanErgy)
Promoteur : Centre Hospitalier Emile Roux
Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 14 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.
Texte original (anglais)
Energy Expenditure and Neuromuscular Function in Young Adult Women With a Naturally Thin Build (LeanErgy)
Energy Expenditure and Neuromuscular Function in Young Adult Women With a Naturally Thin Build (LeanErgy)
People with a low BMI (\<17.5) are most often considered to have anorexia nervosa (AN). However, recent literature suggests that there is a category of individuals with the same low BMI who do not meet the diagnostic criteria for anorexia nervosa but who have specific differences that make them a separate entity: constitutional thinness (CM). Constitutional thinness differs from anorexia nervosa in several ways. First, unlike AN, CM individuals do not have eating disorders and express a strong desire to gain weight. Another difference concerns the menstrual cycle: without oral contraception, AN individuals experience amenorrhea, while CM individuals have regular menstrual cycles. Biological signs of malnutrition are also present in anorexia nervosa, whereas this is not the case in constitutional thinness. Indeed, concentrations of IGF1, free T3, and leptin are significantly reduced in AN compared to healthy subjects, whereas there is no significant difference between healthy subjects and CT. Finally, in terms of body composition, there is a significant difference in particular in the percentage of fat mass between MC and AM subjects, with the MC group having a significantly lower percentage of fat mass than the control subjects but significantly higher than the AM subjects. The clinical management of MC patients could involve nutritional management of patients but also management in the form of an Adapted Physical Activity intervention program. However, this type of program using physical activity and a nutritional approach must be based on a characterization of the energy profile and physical abilities of MC patients, which remains to be studied. Germain et al. proposed measuring the physical activity level of MC patients using Actiheart (a combination of heart rate and accelerometer) and compared it with that of normal-weight (NW) individuals, finding no difference between the groups. However, this analysis remains a secondary analysis of their study, as the statistical power and choice of tool are certainly not appropriate for this question. Our team recently conducted the Nutrilean project, which for the first time questioned the aerobic and muscular capacities of women with CM compared to their NP counterparts. While our results show lower force production capacity in CM patients, suggesting neuromuscular adaptations to the chronic mechanical unloading caused by CM rather than an impairment of contractile abilities themselves, this remains to be explored more specifically. Indeed, these differences disappeared after normalization to body weight or muscle mass, suggesting a reduced gross force production capacity, but probably reflecting a normal physiological adaptation to low body and muscle mass. It now appears necessary to carry out more specific neuromuscular analyses in order to better understand the mechanisms, adaptations, and/or potential neuromuscular dysfunctions in this population. Similarly, while the results do not appear to show any impairment in the aerobic capacity of CM, they do highlight a potential impairment in their energy efficiency during locomotion, which may also reflect an adaptation to chronic exposure to lower mechanical loads. In this context and following on from the work carried out to date by our team, the main objective of this study is i) to compare the lipid oxidation capacity and energy cost of walking between MC and NP participants; ii) to explore the adaptations of this energy cost in MC women in response to mechanical overload.
Les personnes présentant un IMC faible (\<17,5) sont le plus souvent considérées comme atteintes d'anorexie mentale (AM). Cependant, la littérature récente suggère qu'il existe une catégorie d'individus présentant le même IMC faible, qui ne répondent pas aux critères diagnostiques de l'anorexie mentale, mais qui présentent des différences spécifiques faisant d'eux une entité distincte : la maigreur constitutionnelle (MC). La maigreur constitutionnelle diffère de l'anorexie mentale à plusieurs égards. Premièrement, contrairement à l'AM, les individus MC ne présentent pas de troubles du comportement alimentaire et expriment un fort désir de prendre du poids. Une autre différence concerne le cycle menstruel : sans contraception orale, les individus AM présentent une aménorrhée, tandis que les individus MC ont des cycles menstruels réguliers. Des signes biologiques de dénutrition sont également présents dans l'anorexie mentale, ce qui n'est pas le cas dans la maigreur constitutionnelle. En effet, les concentrations d'IGF1, de T3 libre et de leptine sont significativement réduites dans l'AM par rapport à des sujets sains, alors qu'il n'existe pas de différence significative entre sujets sains et MC. Enfin, en termes de composition corporelle, il existe une différence significative, notamment dans le pourcentage de masse grasse, entre sujets MC et AM, le groupe MC présentant un pourcentage de masse grasse significativement inférieur à celui des sujets témoins mais significativement supérieur à celui des sujets AM. La prise en charge clinique des patients MC pourrait comprendre une prise en charge nutritionnelle des patients, mais aussi une prise en charge sous forme d'un programme d'intervention en activité physique adaptée. Cependant, ce type de programme utilisant l'activité physique et une approche nutritionnelle doit s'appuyer sur une caractérisation du profil énergétique et des capacités physiques des patients MC, ce qui reste à étudier. Germain et al. ont proposé de mesurer le niveau d'activité physique des patients MC à l'aide d'un Actiheart (combinaison de fréquence cardiaque et d'accéléromètre) et l'ont comparé à celui d'individus de poids normal (PN), sans trouver de différence entre les groupes. Cependant, cette analyse reste une analyse secondaire de leur étude, la puissance statistique et le choix de l'outil n'étant certainement pas adaptés à cette question. Notre équipe a récemment mené le projet Nutrilean, qui a pour la première fois interrogé les capacités aérobies et musculaires des femmes MC par rapport à leurs homologues PN. Bien que nos résultats montrent une capacité de production de force plus faible chez les patientes MC, suggérant des adaptations neuromusculaires à la décharge mécanique chronique provoquée par la MC plutôt qu'une altération des capacités contractiles elles-mêmes, cela reste à explorer plus spécifiquement. En effet, ces différences disparaissaient après normalisation par le poids corporel ou la masse musculaire, suggérant une capacité brute de production de force réduite, mais reflétant probablement une adaptation physiologique normale à une masse corporelle et musculaire faible. Il apparaît désormais nécessaire de réaliser des analyses neuromusculaires plus spécifiques afin de mieux comprendre les mécanismes, adaptations et/ou dysfonctionnements neuromusculaires potentiels dans cette population. De même, si les résultats ne semblent pas montrer d'altération de la capacité aérobie des sujets MC, ils mettent en évidence une altération potentielle de leur efficience énergétique lors de la locomotion, ce qui peut également refléter une adaptation à une exposition chronique à des charges mécaniques plus faibles.
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