Cognition sociale dans le trouble sévère de l'usage de l'alcool
Cognition sociale dans le trouble sévère de l'usage de l'alcool : vers un modèle neuroscientifique reliant les processus cognitifs, les corrélats neurostructuraux et le fonctionnement social
Promoteur : CHU de Reims
Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 15 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.
Texte original (anglais)
Social Cognition in Severe Alcohol Use Disorder
Social Cognition in Severe Alcohol Use Disorder: Towards a Neuroscientific Model Linking Cognitive Processes, Neurostructural Correlates, and Social Functioning
With 41,000 deaths per year, alcohol consumption is the second leading cause of preventable mortality in France. Nearly 3.4% of adults engage in excessive and chronic alcohol use, meeting criteria for Severe Alcohol Use Disorder (SAUD). SAUD is associated with cerebral and cognitive alterations, including deficits in social cognition. These deficits manifest as difficulties in perceiving and interpreting social cues during interactions and encompass, in particular, the recognition of emotional facial expressions and the accurate attribution of others' beliefs, emotions, and intentions (i.e., theory of mind). Such alterations contribute to interpersonal difficulties and psychological distress and are recognized as risk factors for the development and maintenance of SAUD. To date, social cognition has primarily been explored through behavioral tests, providing a description of deficits without examining their neuro-structural correlates. Moreover, no neuroscientific study has investigated the impact of sex and concomitant tobacco use on social cognition and associated brain structures in SAUD, although these factors are known to influence both social cognitive abilities and cerebral organization in this disorder. Finally, the everyday consequences of these alterations on social functioning and the trajectory of alcohol consumption remain poorly explored. In this context, the present project aims, first, to explore the neuro-structural correlates of social cognition deficits in SAUD using psychometric assessments (i.e., emotion recognition, theory of mind) combined with magnetic resonance imaging (MRI). The impact of sex and tobacco use will be accounted for by including these variables as covariates in statistical analyses. Second, the project seeks to assess the daily-life impact of social cognition deficits on the social functioning of individuals with SAUD (i.e., quantity and quality of social interactions) and on the evolution of alcohol use behaviors six months after hospitalization (i.e., risk of relapse). The study will include two participant groups: individuals with SAUD and age-, sex-, and education-matched control participants. The expected results will refine our understanding of social cognition alterations in SAUD, thereby contributing to the improvement of current neuroscientific models. These advances will pave the way for the identification of potential targets for prevention programs and therapeutic interventions.
Avec 41 000 décès par an, la consommation d'alcool est la deuxième cause de mortalité évitable en France. Près de 3,4 % des adultes présentent une consommation d'alcool excessive et chronique, répondant aux critères du trouble sévère de l'usage de l'alcool (TSUA). Le TSUA est associé à des altérations cérébrales et cognitives, notamment des déficits de cognition sociale. Ces déficits se manifestent par des difficultés à percevoir et à interpréter les indices sociaux lors des interactions et concernent en particulier la reconnaissance des expressions faciales émotionnelles ainsi que l'attribution correcte des croyances, des émotions et des intentions d'autrui (c'est-à-dire la théorie de l'esprit). Ces altérations contribuent aux difficultés relationnelles et à la détresse psychologique et sont reconnues comme des facteurs de risque du développement et du maintien du TSUA. À ce jour, la cognition sociale a principalement été explorée au moyen de tests comportementaux, fournissant une description des déficits sans examiner leurs corrélats neurostructuraux. De plus, aucune étude neuroscientifique n'a examiné l'impact du sexe et de la consommation concomitante de tabac sur la cognition sociale et les structures cérébrales associées dans le TSUA, bien que ces facteurs soient connus pour influencer à la fois les capacités de cognition sociale et l'organisation cérébrale dans ce trouble. Enfin, les conséquences quotidiennes de ces altérations sur le fonctionnement social et la trajectoire de la consommation d'alcool demeurent peu explorées. Dans ce contexte, le présent projet vise, dans un premier temps, à explorer les corrélats neurostructuraux des déficits de cognition sociale dans le TSUA à l'aide d'évaluations psychométriques (c'est-à-dire la reconnaissance des émotions, la théorie de l'esprit) combinées à l'imagerie par résonance magnétique (IRM). L'impact du sexe et de la consommation de tabac sera pris en compte en incluant ces variables comme covariables dans les analyses statistiques. Dans un second temps, le projet vise à évaluer l'impact quotidien des déficits de cognition sociale sur le fonctionnement social des personnes atteintes de TSUA (c'est-à-dire la quantité et la qualité des interactions sociales) et sur l'évolution des comportements de consommation d'alcool six mois après l'hospitalisation (c'est-à-dire le risque de rechute). L'étude inclura deux groupes de participants : des personnes atteintes de TSUA et des participants témoins appariés selon l'âge, le sexe et le niveau d'études. Les résultats attendus permettront d'affiner la compréhension des altérations de la cognition sociale dans le TSUA, contribuant ainsi à l'amélioration des modèles neuroscientifiques actuels. Ces avancées ouvriront la voie à l'identification de cibles potentielles pour des programmes de prévention et des interventions thérapeutiques.
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