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Caractérisation et suivi longitudinal du phénotype musculaire chez les patients admis en réanimation pour sepsis

Caractérisation et suivi longitudinal du phénotype musculaire chez les patients admis en réanimation pour sepsis

Promoteur : Centre Hospitalier de Saint-Brieuc

Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 13 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.

Texte original (anglais)

Characterization and Longitudinal Monitoring of Muscular Phenotype in Patients Admitted to Intensive Care for Sepsis

Characterization and Longitudinal Monitoring of Muscular Phenotype in Patients Admitted to Intensive Care for Sepsis.

Approximately 40% of patients develop muscle dysfunction during their stay in intensive care, particularly in the context of sepsis. This dysfunction represents an acquired muscle injury that is secondary to the primary illness that led to ICU admission. It affects both the limb muscles and the respiratory muscles of the thoracic cage. Clinically, this manifests as bilateral and symmetrical muscle weakness in the limbs, and contributes significantly to difficulties in weaning patients off mechanical ventilation. The loss of muscle mass is directly correlated with the severity of the patient's clinical condition and can reach up to 20% of initial muscle mass within just ten days. This rapid and profound atrophy primarily results from an imbalance between increased muscle protein breakdown (catabolism) and insufficient protein synthesis (anabolism). The consequences of this muscle dysfunction are significant and far-reaching, with a marked negative impact on the overall prognosis. This condition is associated with longer durations of mechanical ventilation and extended stays in the intensive care unit. Beyond the acute phase, patients often experience persistent reductions in physical performance, leading to long-term functional limitations that impair quality of life. Furthermore, ICU-acquired muscle dysfunction has been linked to increased long-term mortality, with excess deaths reported at both one year and five years following ICU discharge. This risk is especially pronounced when the muscle dysfunction is severe and continues beyond the hospitalization period. Several risk factors for ICU-acquired muscle dysfunction may be modifiable, opening up the possibility for preventive or therapeutic interventions. Two main factors have been identified as particularly relevant: (1) the duration of immobility and muscular inactivity, and (2) the adequacy of nutritional support, especially regarding amino acid intake, which is critical for maintaining muscle protein synthesis. In response to these factors, early and active mobilization of ICU patients has become a key component of recommended care, often in conjunction with strategies aimed at minimizing the use of sedative medications. These practices are encouraged by international guidelines, reflecting a growing consensus around the importance of maintaining some level of muscular activity even in critically ill patients. However, despite these recommendations, no definitive evidence has demonstrated a clear improvement in patient outcomes associated with early mobilization. This lack of clear benefit may stem from multiple factors, including the variability in patient severity across clinical trials and, importantly, the timing of the intervention. The anabolic signals triggered by muscle contraction are only effective if they are strong enough to counterbalance the catabolic signals driven by inflammation, infection, or muscle hypoxia-all of which fluctuate over the course of illness and recovery. Regarding nutritional interventions, the appropriate timing and quantity of calorie and protein intake necessary to support adequate anabolism and mitigate muscle loss remain controversial. Although amino acids are essential for muscle protein synthesis, current studies have not shown consistent improvements in muscle function based on different nutritional strategies in the ICU setting. Given the high prevalence of ICU-acquired muscle dysfunction in patients with sepsis, its significant impact on outcomes, and the lack of an effective, evidence-based treatment, there is a pressing need to deepen our scientific understanding of this phenomenon. Improving knowledge in this area could lead to more targeted and effective interventions, ultimately helping to preserve muscle mass and function in critically ill patients and improving both their short- and long-term prognosis.

Environ 40 % des patients développent une dysfonction musculaire au cours de leur séjour en réanimation, en particulier dans le contexte d'un sepsis. Cette dysfonction représente une atteinte musculaire acquise, secondaire à la pathologie initiale ayant motivé l'admission en réanimation. Elle touche à la fois les muscles des membres et les muscles respiratoires de la cage thoracique. Sur le plan clinique, elle se manifeste par une faiblesse musculaire bilatérale et symétrique des membres, et contribue de manière significative aux difficultés de sevrage de la ventilation mécanique. La perte de masse musculaire est directement corrélée à la sévérité de l'état clinique du patient et peut atteindre jusqu'à 20 % de la masse musculaire initiale en seulement dix jours. Cette atrophie rapide et profonde résulte principalement d'un déséquilibre entre une dégradation accrue des protéines musculaires (catabolisme) et une synthèse protéique insuffisante (anabolisme). Les conséquences de cette dysfonction musculaire sont importantes et durables, avec un impact négatif marqué sur le pronostic global. Cette condition est associée à des durées de ventilation mécanique plus longues et à des séjours prolongés en unité de soins intensifs. Au-delà de la phase aiguë, les patients présentent souvent une réduction persistante de leurs performances physiques, entraînant des limitations fonctionnelles à long terme qui altèrent la qualité de vie. En outre, la dysfonction musculaire acquise en réanimation a été associée à une augmentation de la mortalité à long terme, avec un excès de décès rapporté à la fois à un an et à cinq ans après la sortie de réanimation. Ce risque est particulièrement marqué lorsque la dysfonction musculaire est sévère et se prolonge au-delà de la période d'hospitalisation. Plusieurs facteurs de risque de dysfonction musculaire acquise en réanimation pourraient être modifiables, ouvrant la voie à des interventions préventives ou thérapeutiques. Deux facteurs principaux ont été identifiés comme particulièrement pertinents : (1) la durée de l'immobilité et de l'inactivité musculaire, et (2) l'adéquation du soutien nutritionnel, en particulier en ce qui concerne l'apport en acides aminés, essentiel au maintien de la synthèse protéique musculaire. Face à ces facteurs, la mobilisation précoce et active des patients de réanimation est devenue un élément clé de la prise en charge recommandée, souvent associée à des stratégies visant à limiter l'utilisation de sédatifs. Ces pratiques sont encouragées par les recommandations internationales, ce qui reflète un consensus croissant sur l'importance de maintenir un certain niveau d'activité musculaire même chez les patients gravement malades. Cependant, malgré ces recommandations, aucune preuve définitive n'a démontré une amélioration claire du devenir des patients associée à la mobilisation précoce. Cette absence de bénéfice clair pourrait s'expliquer par plusieurs facteurs, notamment la variabilité de la sévérité des patients entre les essais cliniques et, surtout, le moment de l'intervention. Les signaux anaboliques déclenchés par la contraction musculaire ne sont efficaces que s'ils sont suffisamment forts pour contrebalancer les signaux cataboliques induits par l'inflammation, l'infection ou l'hypoxie musculaire, lesquels fluctuent au cours de la maladie et de la récupération. Concernant les interventions nutritionnelles, le moment et la quantité appropriés d'apports caloriques et protéiques nécessaires pour soutenir un anabolisme adéquat et limiter la perte musculaire restent controversés. Bien que les acides aminés soient essentiels à la synthèse des protéines musculaires, les études actuelles n'ont pas montré d'amélioration constante de la fonction musculaire selon les différentes stratégies nutritionnelles utilisées en réanimation.

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