Bénéfices des chiens d'assistance judiciaire pour les enfants victimes dans les unités d'accueil pédiatrique enfance en danger (UAPED)
Bénéfices des chiens d'assistance judiciaire pour les enfants victimes dans les unités d'accueil pédiatrique enfance en danger (UAPED)
Promoteur : Centre Hospitalier Régional d'Orléans
Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 13 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.
Texte original (anglais)
Benefits of Judicial Assistance Dogs for Child Victims in Child Advocacy and Pediatric Assessment Units (UAPEDs)
Benefits of Judicial Assistance Dogs for Child Victims in Child Advocacy and Pediatric Assessment Units (UAPEDs)
Child maltreatment is common and encompasses various forms, including psychological, physical, and sexual abuse, exposure to domestic violence, neglect, and sexual exploitation. Each year, French police and gendarmerie services record more than 50,000 child victims of intrafamilial violence, according to data from the Ministerial Statistical Service for Internal Security (SSMSI). Approximately two-thirds of these children are victims of physical violence and one-third are victims of sexual violence. These figures have increased steadily over recent years, particularly for sexual violence, in the context of greater disclosure by victims. Violence against children constitutes a major public health issue because of its short- and long-term physical, psychological, and developmental consequences, as well as the increased risk of involvement in future violence during adolescence or adulthood, either as victims or perpetrators. Children presumed to be victims of abuse are managed in Child Advocacy and Pediatric Assessment Units (Unités d'Accueil Pédiatrique Enfance en Danger, UAPEDs) by multidisciplinary teams comprising physicians, psychologists, nurses, and social workers, following judicial referral or concerns raised by parents or caregivers. Depending on the circumstances, the child may undergo a forensic interview conducted on-site by law enforcement officers (police or gendarmerie), followed by a medico-legal and/or psychological assessment to evaluate the impact of the alleged abuse. This model enables comprehensive care to be delivered in a single location and within a limited timeframe, with professionals working around the child, thereby minimizing repeated disclosures and reducing the risk of retraumatization. The vast majority of forensic interviews are conducted by investigators trained in the National Institute of Child Health and Human Development (NICHD) protocol for interviewing children. It has been hypothesized that the involvement of a Judicial Assistance Dog (JAD) may provide benefits to children during forensic interviews, a key stage of the judicial process that can be highly stressful for child victims of abuse who are asked to recount traumatic experiences to an unfamiliar investigator. For centuries, dogs have been domesticated to accompany humans. Since the late twentieth century, they have been specifically trained to assist vulnerable individuals, support people with chronic conditions, and participate in animal-assisted interventions. The role of dogs as part of healthcare and psychosocial support has been extensively studied in recent years. Animal-assisted interventions have been used in a variety of clinical settings with the aim of reducing anxiety, pain, and stress-related symptoms through mechanisms involving emotional regulation and attentional processes. Several studies have reported benefits among children with mental health conditions, including post-traumatic stress disorder (PTSD), depression, attention-deficit/hyperactivity disorder (ADHD), anxiety disorders, and problematic video gaming behaviors. Assistance dogs are also frequently incorporated into interventions for children with autism spectrum disorder to promote prosocial behaviors, with beneficial interactions observed regardless of the child's verbal communication abilities. In pediatric hospital settings, animal-assisted therapy has been associated with reductions in both blood pressure and pain levels. These effects may be mediated by physiological mechanisms. Exposure to a dog for 15 minutes has been associated with significant reductions in cortisol levels (13), while human-dog interactions have also been linked to changes in electroencephalographic activity and heart rate, potentially enhancing shared attention and emotional regulation. The concept of the Judicial Assistance Dog first emerged in the United States in the early 2000s within court settings. In France, following a model similar to that developed in North America,
La maltraitance infantile est fréquente et recouvre des formes variées : violences psychologiques, physiques et sexuelles, exposition aux violences conjugales, négligence et exploitation sexuelle. Chaque année, la police et la gendarmerie françaises enregistrent plus de 50 000 enfants victimes de violences intrafamiliales, selon le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI). Environ deux tiers de ces enfants sont victimes de violences physiques et un tiers de violences sexuelles. Ces chiffres augmentent depuis plusieurs années, surtout pour les violences sexuelles, dans un contexte de plus grande révélation par les victimes. Les violences faites aux enfants sont un enjeu majeur de santé publique, du fait de leurs conséquences physiques, psychologiques et développementales à court et à long terme, et du risque accru d'être impliqué, à l'adolescence ou à l'âge adulte, dans de nouvelles violences, comme victime ou comme auteur. Les enfants présumés victimes sont pris en charge dans les unités d'accueil pédiatrique enfance en danger (UAPED) par des équipes pluridisciplinaires (médecins, psychologues, infirmiers, travailleurs sociaux), sur réquisition judiciaire ou signalement des parents ou de la personne qui en a la charge. Selon les cas, l'enfant peut faire l'objet d'une audition menée sur place par des enquêteurs (police ou gendarmerie), suivie d'une évaluation médico-légale et/ou psychologique des conséquences des violences alléguées. Ce modèle permet une prise en charge complète, en un lieu et un délai limités, les professionnels s'organisant autour de l'enfant, ce qui limite les révélations répétées et le risque de re-traumatisation. La grande majorité des auditions sont menées par des enquêteurs formés au protocole du National Institute of Child Health and Human Development (NICHD). Il a été supposé qu'un chien d'assistance judiciaire (JAD) pourrait bénéficier aux enfants pendant l'audition, étape clé souvent très stressante, où l'enfant victime doit raconter des faits traumatiques à un enquêteur inconnu. Depuis des siècles, les chiens sont domestiqués pour accompagner les humains. Depuis la fin du vingtième siècle, ils sont spécifiquement entraînés pour assister des personnes vulnérables, soutenir des personnes atteintes de maladies chroniques et participer à des interventions assistées par l'animal. Le rôle des chiens en soins et en soutien psychosocial a fait l'objet de nombreuses études ces dernières années. Les interventions assistées par l'animal ont été utilisées dans divers contextes cliniques pour réduire l'anxiété, la douleur et les symptômes liés au stress, via des mécanismes de régulation émotionnelle et attentionnelle. Plusieurs études rapportent des bénéfices chez des enfants souffrant de troubles de santé mentale : trouble de stress post-traumatique (TSPT), dépression, trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH), troubles anxieux et usage problématique des jeux vidéo. Les chiens d'assistance sont aussi souvent intégrés à des interventions pour enfants avec trouble du spectre de l'autisme, afin de favoriser les comportements prosociaux, avec des effets bénéfiques quelles que soient les capacités de communication verbale de l'enfant. En milieu hospitalier pédiatrique, la thérapie assistée par l'animal a été associée à une baisse de la tension artérielle et de la douleur, des effets pouvant être médiés par des mécanismes physiologiques. Une exposition de 15 minutes à un chien a été associée à une baisse significative du cortisol (13), et les interactions homme-chien ont aussi été liées à des changements de l'activité électroencéphalographique et de la fréquence cardiaque, pouvant renforcer l'attention partagée et la régulation émotionnelle. Le concept de chien d'assistance judiciaire est apparu aux États-Unis au début des années 2000, en contexte judiciaire. En France, suivant un modèle proche de celui développé en Amérique du Nord,
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