Analyse exploratoire des processus psychologiques interpersonnels et intrapersonnels impliqués dans les comportements de prise de risque et suicidaires, chez des adultes et des adolescents à risque
Processus psychologiques intrapersonnels et interpersonnels impliqués dans les comportements de prise de risque et suicidaires chez des adolescents et des adultes vulnérables
Promoteur : Centre Hospitalier Metropole Savoie
Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 19 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.
Texte original (anglais)
Exploratory Analysis of Interpersonal and Intrapersonal Psychological Processes Implied in Risk-taking and Suicidal Behaviors, in Adult and Adolescent At-risk
Intra-personal and Interpersonal Psychological Processes Involved in Risk-taking and Suicidal Behaviors Among Vulnerable Adolescents and Adults
In a recent report, Santé Publique France (2023), reported that 4.2% of 18-85 year-olds had thought about suicide in the last 12 months, and 6.8% had attempted suicide in their lifetime and 0.5% in the last year. Even more recently, the DREES (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques auprès des Ministères Sociaux) published a report on May 16, 2024, showing a sharp rise in hospitalization rates for self-inflicted acts among female patients aged between 10 and 24, with a peak around age 15. Two-thirds of these hospitalizations for self-inflicted injuries are related to deliberate drug intoxication. Depression, bipolar disorders and schizophrenia spectrum disorders (among other psychological disorders) are known risk factors for suicide, which is the leading cause of death in this clinical context. In addition to these formalized psychopathological elements, risk behaviors underpinned by psychological processes common to suicide attempts are suspected and need to be studied in depth. Research into psychiatry and the psychopathology of suicide has identified a number of risk and protective factors. These psychological determinants - or processes - act alongside other key factors such as the environment and social ties. Life contexts can have an impact on health, and more specifically on the psychopathology of individuals, through disturbances of a biological, psychological and social nature. It is important to be able to describe what processes are at work and how they explain the development and maintenance of behaviours that put one's life and health at risk. This is part of a preventive approach to mental health. We suggest that the study of psychological processes such as suicidal ruminations, impulsivity and interpersonal needs (e.g. the interpersonal theory of suicide) is necessary to understand their involvement in risk-taking and suicidal behavior. To our knowledge, few studies of this type are underway in France, particularly with vulnerable clinical populations (adolescents/adults). The inclusion of a process-centered approach (Kinderman, 2015), in a transdiagnostic and preventive way, constitutes an innovative approach.
Dans un rapport récent, Santé Publique France (2023) a indiqué que 4,2 % des personnes âgées de 18 à 85 ans avaient eu des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois, que 6,8 % avaient fait une tentative de suicide au cours de leur vie et 0,5 % au cours de la dernière année. Plus récemment encore, la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques auprès des Ministères Sociaux (DREES) a publié, le 16 mai 2024, un rapport montrant une forte augmentation des taux d'hospitalisation pour gestes auto-infligés chez les patientes âgées de 10 à 24 ans, avec un pic autour de 15 ans. Les deux tiers de ces hospitalisations pour gestes auto-infligés sont liées à une intoxication médicamenteuse volontaire. La dépression, les troubles bipolaires et les troubles du spectre de la schizophrénie (parmi d'autres troubles psychologiques) sont des facteurs de risque connus de suicide, celui-ci étant la première cause de décès dans ce contexte clinique. Au-delà de ces éléments psychopathologiques formalisés, des comportements à risque sous-tendus par des processus psychologiques communs aux tentatives de suicide sont suspectés et nécessitent d'être étudiés de manière approfondie. La recherche en psychiatrie et en psychopathologie du suicide a permis d'identifier un certain nombre de facteurs de risque et de facteurs protecteurs. Ces déterminants - ou processus - psychologiques agissent aux côtés d'autres facteurs clés tels que l'environnement et les liens sociaux. Les contextes de vie peuvent avoir un impact sur la santé, et plus particulièrement sur la psychopathologie des individus, à travers des perturbations de nature biologique, psychologique et sociale. Il est important de pouvoir décrire les processus à l'œuvre et la manière dont ils expliquent le développement et le maintien de comportements mettant en danger la vie et la santé. Cela s'inscrit dans une démarche préventive en santé mentale. Nous suggérons que l'étude de processus psychologiques tels que les ruminations suicidaires, l'impulsivité et les besoins interpersonnels (par exemple la théorie interpersonnelle du suicide) est nécessaire pour comprendre leur implication dans les comportements de prise de risque et les comportements suicidaires. À notre connaissance, peu d'études de ce type sont actuellement menées en France, en particulier auprès de populations cliniques vulnérables (adolescents/adultes). L'intégration d'une approche centrée sur les processus (Kinderman, 2015), de manière transdiagnostique et préventive, constitue une approche innovante.
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