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Confirmation du lien entre l'exposition aux perturbateurs endocriniens et le cancer du sein et identification de biomarqueurs de réponse biologique
Une grande variété de substances chimiques est constamment introduite dans notre environnement. Les conséquences toxicologiques liées à l'exposition à ces composés et leur impact sur la santé publique suscitent une préoccupation croissante. Il est aujourd'hui admis que la survenue de certaines maladies chroniques non transmissibles (diabète, cancer, maladies cardiovasculaires…) résulte d'interactions complexes entre des facteurs environnementaux (chimiques, physiques et biologiques) et des facteurs génétiques. Ces maladies non transmissibles ont significativement augmenté au cours des dernières décennies et sont devenues la première cause de décès dans le monde. Parmi ces facteurs environnementaux, et en particulier les substances chimiques, la classe des perturbateurs endocriniens (PE) suscite une préoccupation particulière. Les PE sont présents de manière ubiquitaire dans notre environnement. On les retrouve dans le milieu naturel (eau, air, sol, etc.) ainsi que dans les objets du quotidien et notre alimentation. Par conséquent, la population générale est largement exposée à ces PE, qui peuvent être mesurés dans divers milieux biologiques. Le recueil de matrices biologiques est essentiel pour étudier l'exposition des populations aux PE. Le choix des matrices biologiques dépend des caractéristiques physico-chimiques des PE étudiés et du type d'exposition évalué. L'exposition interne aux PE est le plus souvent évaluée par les concentrations sanguines ou urinaires sur des prélèvements ponctuels. Le dosage des concentrations urinaires de PE demeure une méthode de référence pour la biosurveillance des bisphénols et des parabènes. Afin d'évaluer l'exposition à long terme aux PE, il a été proposé de déterminer les concentrations de PE dans les cheveux. En complément de ces matrices biologiques permettant d'évaluer l'exposition générale à court et à long terme, l'utilisation du tissu adipeux mammaire permettra une évaluation in situ de l'exposition aux PE chez les patientes incluses. De plus, le tissu adipeux représente une matrice biologique intéressante pour déterminer l'exposition à des polluants à demi-vie courte, tels que les bisphénols et les parabènes, en particulier lorsque ces derniers présentent des caractéristiques lipophiles. En outre, l'utilisation de cette matrice permettra une approche métabolomique non ciblée afin d'identifier d'éventuels marqueurs de réponse biologique à l'exposition aux PE, et de déterminer les liens entre cette exposition et les processus de cancérogenèse.
À partir de 18 ans · Réf. NCT07411651
Mis à jour le
